Les 50 milliards de dirhams destinés au monde rural débloqués

Ce budget couvre la période 2016-2022 du programme national de lutte contre les disparités sociales et territoriales dans le monde rural lancé par Mohammed VI en 2015.

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Crédit : Tniouni

Le chef du gouvernement Saad Eddine El Othmani a annoncé le 7 juin le déblocage de 50 milliards de dirhams en faveur du programme national 2016-2022 de lutte contre les disparités sociales et territoriales dans le monde rural. Une annonce faite lors de la séance mensuelle à la Chambre des représentants à Rabat, qui donne les premiers contours d’un programme ambitieux, qui avait cristallisé les tensions à l’époque entre le PJD et le RNI.

Le chef du gouvernement a déclaré que 20.800 projets bénéficiant à 12 millions de citoyens de 24.290 villages sont prévus dans le cadre de ce programme qui permettra de « résorber les déficits enregistrés en matière d’infrastructures et de services sociaux » dans ces régions.

Saad Eddine El Othmani a rappelé que quatre conventions ont été signées fin 2016 avec quatre régions. Ces conventions portent sur la réhabilitation de 369 communes rurales pour un budget de 2,6 milliards de dirhams dans les régions de Drâa-Tafilalet, L’Oriental, Béni Mellal-Khénifra et Guelmim-Oued Noun.

Le programme avait été présenté par le roi Mohammed VI lors de son discours de la fête du trône de 2015. Le souverain avait déploré la « situation de précarité » dans laquelle vivent certains citoyens « dans les régions éloignées et enclavées« . Dans ce même discours, Mohammed VI avait annoncé qu’une étude de terrain globale pour cerner les besoins « en termes d’infrastructures et de services sociaux de base » a précédé la mise en place de ce programme.

Une polémique a éclaté par la suite entre les deux alliés au gouvernement, le PJD et le RNI, au moment de la création du fonds. Le programme a fait l’objet d’un «  échange fort » entre l’ancien chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, et le ministre de l’Agriculture, Aziz Akhannouch, selon le porte-parole du gouvernement à l’époque, Mustapha El Khalfi. Par la suite,  Benkirane a tenté de calmer les esprits, en demandant aux membres de son parti « de ne pas se battre et de sauvegarder la coalition [gouvernementale, NDLR] ». Au final, Aziz Akhannouch avait conservé la mission d’ordonnateur du fond.

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