Ouezzane: deux élus condamnés dans une affaire de viol

Huit personnes dont trois issues de la même famille ont été condamnées pour viol, séquestration et usage de faux.

Par

Reconstitution d'un viol. (c) DR

La chambre criminelle de la cour d’appel de Kénitra a rendu dans la soirée du 10 janvier, son verdict dans l’affaire dite « de l’employée de maison de Jorf El Melha ». Les huit prévenus cités dans le dossier ont été condamnés à des peines  d’un à dix ans de prison ferme.

Après plusieurs heures de délibération, le tribunal a jugé les accusés coupables des faits qui leur étaient reprochés. L’affaire remonte à 2011. Une jeune femme, répondant au nom de Loubna A, a été séquestrée quand les mis en cause ont appris sa grossesse, selon Hespress.

Âgés de 30 à 62 ans, les trois suspects principaux font partie de la même famille. Le tribunal a prononcé 10 ans de prison fermes contre Abdelkarim S, accusé de viol, de séquestration et d’enlèvement. Son fils Abdelaziz S, président PPS du conseil municipal de Jorf El Melha (province d’Ouezzane), a aussi écopé de dix ans de réclusion criminelle pour complicité d’enlèvement, détention et séquestration. Abdellah S, frère de ce dernier, président de la commune rurale Sidi Bousber, a été condamné à 8 ans de prison pour faux et usage de faux en récidive.

« Cette décision juste et motivée a consacré le triomphe du droit en dépit de la brutalité des accusés et de leurs relations tentacules », se félicite Me Mohamed Hadach, avocat de la victime, interrogé par Hespress. Il ajoute que le principal suspect « a vivement contesté les faits reprochés pour décharger et acquitter ses proches« . Me Hadach déplore en revanche que le parquet général n’ait pas validé « le maintien en détention des condamnés » qui « n’ont pas fait l’objet d’un mandat de dépôt ». Ceci met, selon lui, le parquet « dans le box des accusés ».

article suivant

Reprise partielle de la distribution du magazine TelQuel