Inhumation au Maroc du jihadiste qui avait tué un couple de policiers français

Inhumation au Maroc du jihadiste qui avait tué un couple de policiers français

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Le jihadiste Larossi Abballa, qui avait tué en juin un policier et sa compagne dans la région parisienne avant d’être abattu par les forces de l’ordre, a été inhumé ce week-end au Maroc.

Le jihadiste Larossi Abballa, qui avait tué en juin un policier et sa compagne dans la région parisienne avant d’être abattu par les forces de l’ordre, a été inhumé ce week-end au Maroc, a indiqué lundi l’avocat de sa famille. « Le Maroc a fait preuve d’humanité. L’autorisation d’inhumer a été donnée le 29 septembre, le corps a été transféré vendredi et il a été enterré au cours du week-end », a indiqué à l’AFP Me Victor Lima. Le jihadiste, dont la dépouille se trouvait jusqu’alors à l’institut médico-légal de Paris, a été inhumé selon le rite musulman, en présence de sa famille. Sa tombe, dont le lieu exact n’a pas été précisé, n’a pas été anonymisée. « La famille est apaisée. Ils voulaient en finir, ils peuvent maintenant commencer leur deuil », a ajouté l’avocat.

Larossi Abballa, 25 ans, a assassiné le 13 juin un commandant de police et sa compagne, agente administrative dans un commissariat, à leur domicile de Magnanville, près de Paris, sous les yeux de leur fils de 3 ans. L’attaque a été perpétrée au nom du groupe jihadiste État islamique (EI).

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En juillet, le père de Larossi Abballa avait formulé trois demandes d’inhumation : à Magnanville où il est mort; à Mantes-la-Jolie, où il résidait ; et au Maroc, d’où est originaire sa famille. Les deux premières communes avaient refusé de procéder à l’inhumation, ce qui a entraîné une procédure judiciaire toujours en cours. Si le combat judiciaire est désormais devenu purement théorique, la famille Abballa entend le poursuivre « car il a un intérêt juridique » a expliqué son avocat.

La question est régulièrement soulevée depuis le début, en janvier 2015, d’une la série d’attaques jihadistes contre la France (238 morts), les corps des auteurs des attentats étant bien encombrants pour les autorités. En août, les maires de Montluçon (centre) et Saint-Dié (est) ont aussi refusé d’accueillir la tombe d’Abdel Malik Petitjean, un des assassins du prêtre égorgé fin juillet dans son église. Le jihadiste n’est toujours pas enterré. Son complice, Adel Kermiche, a pour sa part été inhumé en toute discrétion en banlieue parisienne, fin août.

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