Une jeune femme torturée, le crâne rasé à l'université de Meknès

Une jeune femme torturée, le crâne rasé à l'université de Meknès

Des étudiants, du courant «voie démocratique basiste» ont rasé les cheveux d'une jeune employée de la cafétéria de la faculté des sciences, à son insu.

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La jeune Chaimaa agressée à l'Université de Meknès. Crédit : Goud.ma

Deux étudiants de l’Université de Meknès ont été arrêtés, le jeudi 19 mai. Ils seraient impliqués dans une violente agression survenue à la faculté en début de semaine. L’affaire remonte au mardi 17 mai, quand des étudiants du courant d’extrême-gauche «voie démocratique basiste» de la faculté des sciences de Meknès ont agressé une jeune employée qui travaille à la cafétéria de l’établissement, selon plusieurs sources médiatiques confirmées par Telquel.ma. «Ils ont lié mes mains et couvert mes yeux avant de raser de force mes cheveux (…) Je criais et je pleurais pour solliciter le pardon, mais en vain, ils m’ont giflée et frappée», raconte la victime dans une vidéo publiée par le site d’information AlYaoum24.

La version de la jeune femme, présentée sous le prénom de Chaimaa, a été confirmée à Telquel.ma par des étudiants témoins de l’agression. «Les agresseurs ont procédés à cet acte pour punir cette employée qui selon eux aurait insulté un étudiant  (…) ils ont brandi des grands couteaux – [“ syoufa”, ndlr]- pour nous empêcher d’intervenir dans ce qu’ils appellent un “procès populaire”» nous détaille une étudiante sous couvert d’anonymat. D’autres sources médiatiques évoquent pour leur part une rivalité politique, une thèse qui n’est pas étayée. Les groupuscules du courant dit “basiste” prônent un activisme violent au sein des universités et ont parfois eu recours à ce genre de  “procès populaire”, consistant en des “jugements” rendus par ces groupes eux-même au sein de l’enceinte universitaire.

Suite à cette affaire, la police a arrêté deux étudiants inscrits à la Faculté des sciences pour leur implication présumée dans l’agression, selon l’agence MAP, qui cite un communiqué de la Direction général de la sûreté nationale (DGSN).

La police a également saisi deux armes blanches de « gros calibre » chez les deux prévenus, indique la même source. « Les investigations sont en cours pour interpeller les autres personnes impliquées dans cette affaire », conclut le communiqué des autorités.

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