Interpellée sur des vidéos de torture à Oukacha l'administration pénitentiaire réagit

L'administration des prisons réplique après la fuite de vidéos compromettantes

Des vidéos fuitées montrant des actes dégradants et des faits de corruption passive à Oukacha ont été tournées il y a longtemps et des sanctions avaient été prises, avertit l'administration pénitentiaire.

Par

Un détenu à la prison d'Oukacha (image d'illustration) © Yassine Toumi

Des vidéos publiées sur YouTube, montrant des gardiens de prison se livrant à des comportements dégradants envers des prisonniers ou s’adonnant à des faits de corruption, ont suscité l’émoi sur les réseaux sociaux. Les enregistrements ont poussé l’administration pénitentiaire à réagir en assurant qu’ils datent de quatre ans et que des sanctions avaient été prises. La première vidéo a été publiée sur YouTube le 2 mai. On y voit des gardiens de la prison d’Oukacha filmés de loin, en compagnie de prisonniers manifestement battus. Dans une autre vidéo, on voit un gardien accepter de l’argent des mains d’un prisonnier. L’administration pénitentiaire à publié un communiqué, le 3 mai dans lequel elle explique que ces vidéos sont anciennes et que des sanctions avaient été prises.

corruption prison

«Après l’enquête, nous avons constaté que ces enregistrements datent d’avant 2012. Pour contrecarrer les défaillances constatées, l’administration pénitentiaire a pris des mesures correctives et disciplinaires, parmi lesquelles le licenciement de responsables administratifs, la comparution (d’autres) devant le conseil de discipline ainsi que le transfert de plusieurs fonctionnaires», indique le communiqué. 

De même, «l’administration a procédé à l’application d’un programme central d’inspection des prisons de manière régulière durant ces trois dernières années, dans la mesure où la dernière opération d’inspection globale remontent au mois de mars dernier en parallèle aux contrôles qui se font quotidiennement.»

L’administration pénitentiaire déplore également «la diffusion de ces vidéos qui n’ont pour but que de porter atteinte à l’image de ce secteur et de détracter tous les programmes de réformes initiés par celle-ci.»

article suivant

Afghanistan : une guerre pour rien ?

Engagez-vous à nos côtés, pour un journalisme indépendant et exigeant.
Abonnement 100% numérique.

Tout TelQuel en illimité

Accédez à tous nos articles sur
ordinateur, tablette et mobile.

Les alertes confidentielles

Recevez par mail, les informations
confidentielles, en avant-première.

Le magazine en numérique

Recevez le magazine TelQuel en format
numérique en avant première.

Abonnement 100% numérique, à partir de 10DH le premier mois, puis 49DH par mois.