Iran-Maroc: Bouaida entreprend un nouveau pas vers le rapprochement

Iran-Maroc: Bouaida entreprend un nouveau pas vers le rapprochement

Mbarka Bouaida s'est entretenue avec le vice-ministre des Affaires étrangères iranien, un pas de plus dans le rapprochement des deux Etats.

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La ministre déléguée aux Affaires étrangères, Mbarka Bouaida. Crédit: Rachid Tniouni
La ministre déléguée aux Affaires étrangères, Mbarka Bouaida. Crédit: Rachid Tniouni

La ministre déléguée auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération Mbarka Bouaida, s’est entretenue, ce 6 février à Rabat, avec le vice-ministre des Affaires étrangères iranien, Amir Abdellahyane, selon la MAP. L’occasion, toujours d’après la même source, pour procéder à une évaluation des relations entre le royaume du Maroc et la république islamique d’Iran. L’entrevue a aussi porté sur des consultations politiques entre le Maroc et l’Iran au sujet des grandes questions d’actualité et la question du Sahara.

Une rencontre qui s’inscrit dans le rapprochement des deux Etats depuis 2012-2013. En 2015, l’Iran a ré-ouvert une ambassade à Rabat, et vice-versa. La même année, la porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien avait exprimé la détermination de son pays à « améliorer ses relations avec le Maroc dans tous les domaines ». En janvier dernier, alors que les relations entre l’Iran et l’Arabie saoudite, proche alliée du Maroc, étaient au plus mal, la diplomatie marocaine n’a pas pris ouvertement position pour Riyad. « Le Maroc compte sur la sagesse des responsables saoudiens et iraniens afin d’éviter que la situation actuelle ne s’étende à d’autres pays de la région déjà confrontés à de nombreux défis et à des éléments de fragilité multiples », avait déclaré le ministères des Affaires étrangères par communiqué.

Lire aussi : La très progressive réconciliation du Maroc et de l’Iran

Le Maroc a suspendu ses relations diplomatiques avec l’Iran en 2009. A la mi-février, l’ancien président du parlement iranien parle du royaume de Bahreïn (dirigé par un monarque sunnite et peuplé d’une majorité de chiites) comme d’une « province iranienne ». Le Maroc, comme d’autres pays, réagit et affirme son soutien au monarque bahreïni. 
Un communiqué émis à l’époque par le ministère marocain des Affaires étrangères accusait même, loin de la question bahreïnie, un « activisme avéré des autorités de ce pays (l’Iran), (…) visant à altérer les fondamentaux religieux du royaume… ».

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