Nouvelle unité de dessalement d'eau de mer à Dakhla

Mohammed VI a inauguré le 8 février à Dakhla une barge de désalinisation d'eau de mer, capable de transporter l'eau traitée dans les villages côtiers peu accessibles.

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Le roi inaugure la barge de désalinisation d'eau de mer Oued Massa. Crédit : MAP.

Mohammed VI a inauguré le 8 février une barge (embarcation) de désalinisation d’eau de mer, à Dakhla, annonce la MAP. Nommé Oued Massa, l’engin, dont l’acquisition a été demandée par le roi suite aux inondations qui ont frappé le sud du pays fin 2014, permet de rendre l’eau de mer potable. Le processus se fait en trois étapes : filtration de l’eau (par le sable ou à cartouche), osmose inverse (qui permet d’éliminer le sel, les bactéries et les virus), puis traitement par désinfectants. La barge détient les machines capables de contrôler immédiatement la qualité de l’eau (teneur en sel et PH notamment).

Cette station peut produire 1 500 m3 par jour (deux fois 750 m3) et ainsi alimenter 75 000 personnes par jour à raison de 20 litres par jour et par personne, pour un coût de production de 10 dirhams par m3« En plus de sa capacité de stockage de 300 m3, elle peut transférer directement la quantité de l’eau produite sur le quai, même en mer », a expliqué  Youssef Eddai, lieutenant-colonel à la Marine royale. Autrement dit, la production peut soit être stockée à bord, soit être pompée vers la terre via des conduites ou canalisations. Ensuite, Oued Massa est aussi assistée d’un navire particulier (d’une capacité de 100 m3 ) permettant de desservir les villages côtiers dont les ports sont difficiles d’accès.

Comme l’explique le site spécialisé Mer et Marine, Oued Massa a été achetée à l’entreprise néerlandaise Damen. « La méthode est particulièrement intéressante car elle peut produire de l’eau potable à partir de pratiquement n’importe quelle source d’eau. C’est aussi un processus efficace en matière d’énergie », vante Damen.

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Bien sûr, le but est de palier à une éventuelle pénurie d’eau potable étant donné que le Maroc est l’un des pays les plus menacés par le stress hydrique. D’après le rapport 2014 du World Ressource Institutes, tous indicateurs confondus, la majeure partie du territoire marocain se trouve en alerte « haut risque ». Certaines régions sont même classées « extrêmement risquées ».

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