La SG de l’Air Force américaine: «Le Maroc pourrait acheter plus de F16»

La SG de l’Air Force américaine: «Le Maroc pourrait acheter plus de F16»

La secrétaire générale de l’Air Force américaine, Deborah Lee James revient sur la vente de F-16 au Maroc,  l’importance des drones dans la lutte contre le terrorisme et la place de la femme au sein de l’armée.

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Deborah Lee James. Crédit: DR
Deborah Lee James. Crédit: DR

Envahi d’agents américains équipés de micros et de hauts-gradés des armées américaines et marocaines, le Sofitel Jardin des Roses de Rabat a des allures de base militaire américaine lorsque nous partons à la rencontre de celle qui dirige, depuis décembre 2013, l’Air Force américaine. Au lendemain des attentats de Paris, Deborah Lee James a entamé, durant le mois de novembre 2015,  une tournée au Moyen-Orient pour sonder les partenaires stratégiques des États-Unis parmi lesquels figure le Maroc. C’est entouré de la fine fleur de l’armée de l’air américaine et d’une division d’experts en sécurité que nous nous entretenons avec l’une des principales dirigeantes de l’armée américaine.

Telquel.ma: Quel est le but de votre venue au Maroc ?

Deborah Lee James: Je suis venue rencontrer les femmes militaires marocaines. J’ai également pu rencontrer le ministre délégué auprès du chef de gouvernement, chargé de l’Administration de la Défense nationale[Abdellatif Loudiyi, ndlr] et le responsable de la division aérienne [Ahmed Boutaleb, ndlr]. Les États-Unis sont concentrés sur l’Iraq et la Syrie, et c’est dans ce cadre que le Maroc est un soutien important dans la région. Je suis venue renforcer notre partenariat. Le Maroc a aussi participé à  la lutte contre la terreur au Yémen. Les événements de Paris montrent justement que les terroristes peuvent frapper n’importe où.

Vous avez mentionné le Yémen, un pays où 24 F-16 ont été envoyés par les forces de l’air marocaines. Où en est le programme F-16 ?

Le programme F-16 est l’un des éléments clés de notre partenariat avec le Maroc.  Qui pourrait d’ailleurs racheter plus d’avions dans le futur.

Au vu des événements de Paris, la perception générale est que la France paie pour ses bombardements en Irak et en Syrie. Qu’en pensent les États-Unis ? Les frappes doivent-elles continuer ?

Elles doivent absolument continuer. On doit redoubler d’efforts même et c’est ce que nous faisons. Des frappes importantes ont eu lieu lors de ces derniers jours. Notre coalition fait bien attention à nos cibles. Nous ne  bombardons que ce que nous voulons bombarder. Il y’a eu le moins de perte de vie possible. Des erreurs ont occasionnellement eu lieu.

Quelle est l’importance des drones dans ces opérations ?

Ils sont vraiment importants. Il nous aide en termes de surveillance. La précision de nos frappes s’explique par l’utilisation de drones qui peuvent d’ailleurs servir à mener ces attaques. Ils sont faits pour rester.

Comment ressentez-vous le fait d’être une femme dans un monde traditionnellement dominé par des hommes ?

Même si je dirige les forces aériennes depuis deux ans cela fait 34 ans que j’évolue dans le domaine de la défense. Je suis dans ce monde dominé par des hommes depuis trois décennies. C’est difficile, mais gratifiant. Je conseillerai aux jeunes hommes et jeunes femmes, quel que soit le domaine où ils évoluent, de jouer sur leurs forces.  Il faut évoluer dans un domaine où l’on a des connaissances, mais il faut évoluer en équipe, car on ne peut rien faire tout seul.

Y’a-t-il eu un changement de regard concernant les femmes lors des trois décennies durant lesquelles vous avez évolué dans le domaine de la défense ?

Les perceptions ont changé progressivement. Cela s’est fait à mesure que les femmes ont commencé à intégrer les métiers de la défense. Ils ont vu que des femmes qualifiées pouvaient même faire le travail des hommes à leur place. Les hommes ont vu que les femmes pouvaient occuper des postes de calibre.

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