Ramid: « pas d'accointances pour les juges avec les partis politiques »

Le ministre de la Justice ne permet à aucune association professionnelle de magistrats d’être indirectement le porte-voix d’un parti politique.

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Le ministre de la justice Mustapha Ramid. Crédit : Rachid Tniouni

Lors d’une conférence tenue le 26 août à l’Institut supérieur de la magistrature, le ministre de la Justice Mustapha Ramid, a rappelé encore une fois aux juges leur devoir de neutralité. « Ce qui me préoccupe actuellement, n’est pas tant la question de l’indépendance de la justice du pouvoir exécutif, mais plutôt l’indépendance des magistrats des partis politiques ». Et d’ajouter qu’il existe « des personnes dans des partis politiques souhaitant mettre des juges dans leur poche. Or ces derniers doivent rester indépendants et garder leur neutralité », déclare-t-il

Soutenir ou sympathiser avec un parti est une ligne rouge

Pour Mustapha Ramid, « qu’un juge soutienne  un parti ou un homme politique est une ligne rouge à ne pas dépasser car celui-ci est tenu, par sa profession, d’exercer son rôle dans la société de manière indépendante ». Toutefois, le ministre n’exclut pas la possibilité que les magistrats puissent constituer des associations tout en gardant un droit de réserve.

Pour rappel, la majorité gouvernementale avait attaqué violemment, à l’occasion de la fermeture de la session de printemps du parlement le 24 juillet, le Club des magistrats qui avait protesté devant le parlement contre le projet de loi relatif au Conseil supérieur du pouvoir judiciaire et celui relatif au statut des magistrats.

Cette majorité gouvernementale avait même publié un manifeste où elle accuse le Club des magistrats de « s’ingérer dans le pouvoir législatif » et d’être « complice avec un des partis de l’opposition ».

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