Le gouvernement en conclave avec le top management de la Samir

Le gouvernement en conclave avec le top management de la Samir

En ce moment-même, le top management et les représentants du gouvernement sont en conclave. Ordre du jour : examen des propositions de sortie de crise émanant de la direction générale de la Samir. L’actionnaire Corral Holding n’a toujours pas injecté de fonds.

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Crédit: AIC Press

Les transactions sur le  titre la Samir sont toujours suspendues à la bourse de Casablanca. Les porteurs des actions doivent se contenter de communiqués de presse. Déjà en juin 2014, la société de bourse CDG Capital Bourse recommandait la vente des titres de la Samir. Motif invoqué : surévaluation de la valeur. Les précédents profits warning n’ont pas pour autant alerté les pouvoirs publics. Jusqu’à aujourd’hui, où l’avenir de l’action et de l’entreprise reposent sur la rencontre de ce 18 août.

La direction générale de la Samir et les membres d’une commission interministérielle se penche sur les pistes de sortie de crise. Quant aux attentes, elles laissent sceptiques. Les représentants du gouvernement voient dans cette réunion un simple examen des propositions présentées par le top management. Des sources concordantes indiquent que l’Etat ne mettra pas la main à la poche pour renflouer les caisses du raffineur. Si responsabilité il y a, elle incomberait à l’actionnariat et aux managers.

La médiatisation d’une intervention financière de Corral Holding, l’actionnaire majoritaire du raffineur, notamment du big boss, Mohammed Hussein Al Amoudi, n’a pas pour autant réglé la situation. Les fonds n’ont toujours pas été débloqués. Malgré la promesse de la mise en place dès le mois d’octobre prochain d’un programme de restructuration de l’entreprise via une recapitalisation, certains observateurs considèrent que cet effet d’annonce sera sans suite.

Pis encore, le contexte favorise même des procédures judiciaires. C’est le cas de la saisie-arrêt sur les comptes bancaires de la Samir enclenchée par l’administration des Douanes. A en croire le document diffusé par certains médias, il s’agit d’un montant évalué à près de 13 milliards de dirhams. Il faut s’attendre à ce que d’autres créanciers se manifestent. Ne serait-ce que l’administration fiscale et les organismes de cotisations sociales.

L’issue de la réunion de ce 18 août reste pour l’instant inconnue. D’autres meetings seront certainement à l’ordre du jour. A terme, un audit pourra être diligenté par les actionnaires, dont l’Etat Marocain. L’identification des responsabilités est d’ores et déjà d’actualité. A ce propos, les éléments qu’apporteront les représentants syndicaux et du personnel de la Samir, contribueront à donner un éclairage sur ce naufrage.

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