Le Maroc, troisième bénéficiaire des IDE en Afrique en 2014

Le Maroc, troisième bénéficiaire des IDE en Afrique en 2014

Le Maroc a bénéficié de 67 projets d'IDE en 2014, soit une hausse de 52,3%. Une position que le royaume doit à la « stabilité relative » de son environnement des affaires et à sa position géographique, selon un cabinet d’audit britannique.

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Le Maroc fait partie du trio de tête des pays africains qui ont le plus attiré les investissements directs étrangers (IDE) en 2014. C’est ce qui ressort d’une étude sur l’attractivité de l’Afrique que vient de publier le cabinet britannique d’audit financier EY.

Selon le cabinet, « le Maroc est devenu le troisième plus grand bénéficiaire des investissements étrangers en Afrique en 2014, avec 67 projets d’IDE, soit une hausse de 52,3% ». Avec ces 67 projets, le royaume a enregistré 9,1% du total des projets d’IDE sur le continent, devancé par l’Afrique du Sud et l’Égypte, respectivement première et deuxième avec 16,5 % et 9,7 % des IDE en Afrique captés la même année.

Ces projet d’investissements ont permis au Maroc d’attirer 9,5% du total de la valeur des projets en Afrique et de s’accaparer 3,5% des emplois créées sur le continent en 2014.

Les IDE proviennent pour la plupart des entreprises françaises qui, en dépassant leurs rivales espagnoles, sont devenues les leaders dans les IDE au Maroc en 2014. Les investissements ont concerné les secteur des finances et des télécoms, des médias et de la technologie, indique le document.

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Une passerelle vers l’Afrique

Comment s’explique la position du Maroc ? Le document explique que la place qu’occupe le Maroc est due à ses liens historiques et sa proximité avec l’Europe occidentale, mais aussi à « sa politique d’investissement proactive ».

Autre argument en faveur du royaume, la disponibilité d’une main d’œuvre qualifiée à des taux de salaires inférieurs à ceux des pays développés. De même, le pays est récipiendaire d’investissements en Afrique du Nord parce qu’il a « a échappé à la crise politique qui a affecté ses voisins de l’Afrique du Nord, et parce qu’il dispose aussi d’un gouvernement stable ».

Enfin les investisseurs s’intéressent aussi au Maroc parce qu’il se positionne comme « une passerelle vers un continent africain en forte croissance », en particulier pour les investisseurs américains et européens. « Ces investisseurs ont les avantages d’une relative stabilité de l’environnement des affaires combinée avec de bonnes liaisons aériennes vers de nombreux autres pays africains », ajoute l’EY dans son rapport, notant que la compagnie nationale, Royal Air Maroc, dessert plus de 30 villes africaines.

Hausse de 136% de la valeur des IDE en Afrique

Sur le continent, même si le nombre de projets d’IDE a connu une baisse en 2014 (733 projets contre 800 en 2013), leur valeur et le nombre d’emplois créés ont en revanche connu une nette progression. La valeur totale des projets a bondi de 136%, atteignant les 128 milliards de dollars. Ces investissements ont généré 188 400 emplois, soit une hausse de 68%. Selon EY, le continent a attiré en 2014 d’avantage d’investissements directs que l’Europe de l’Ouest.

La raison de cette attraction tient à la conjoncture en Afrique subsaharienne, qui « enregistrera cette année encore le deuxième taux de croissance économique le plus élevé au monde, avec 22 économies affichant un taux de croissance de 5 % ou plus », indique Ajen Sita, PDG d’EY Africa.

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