Ali Lamrabet prépare un hebdomadaire satirique en arabe

Le journaliste Ali Lamrabet, interdit d'exercer durant 10 ans au Maroc, a annoncé jeudi 23 avril son intention de lancer un nouvel hebdomadaire satirique, dans la foulée de l'expiration ce mois-ci de sa peine.

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Le concept de l’hebdomadaire est « prêt depuis des années, nous allons y apporter quelques retouches et lancer la publication dans les meilleurs délais« , a affirmé à l’AFP M. Lamrabet. Interrogé sur la date de lancement de cette « parution en arabe« , il a dit attendre que « le dossier juridique et les documents administratifs soient validés » par les autorités.

Parmi les collaborateurs de cet hebdomadaire figurera, selon lui, le caricaturiste Khalid Gueddar, condamné en 2009 à quatre ans de prison avec sursis pour la publication d’une caricature jugée irrespectueuse de la famille royale ainsi que du drapeau national.

Ali Lamrabet avait été condamné à Rabat en avril 2005 dans le cadre d’un procès en diffamation intenté par une association sahraouie, à la suite de déclarations selon lesquelles les réfugiés sahraouis de Tindouf (sud-ouest de l’Algérie) n’avaient « aucune envie de rentrer au Maroc » et qu’ils n’auraient au demeurant « aucune difficulté » à le faire, via la Mauritanie.

Ces propos sur ce dossier ultra-sensible sont en contradiction avec la position officielle, pour qui les réfugiés sahraouis sont « séquestrés » par le Front Polisario.

Ali Lamrabet éditait au Maroc les hebdomadaires Demain Magazine et Doumane (arabophone) avant que ces publications ne soient interdites en 2003 au terme d’un procès pour « outrage au roi« . Le journaliste avait alors été condamné à trois ans de prison ferme, avant d’être relâché en début 2004 à la faveur d’une grâce royale.

Après sa condamnation en 2005, il avait choisi de s’exiler en Espagne, où il a travaillé pour des médias locaux.

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