En 1994, un pilote de la RAM se suicidait de chagrin d'amour

En 1994, un pilote de la RAM se suicidait... pour un chagrin d'amour

L'enquête sur l'accident de l’Airbus de la Germanwings se dirige vers la thèse du suicide. En 1994, un pilote de la RAM avait délibérément provoqué le crash de son avion.

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Un avion de la RAM
La RAM clôture sa ligne Casablanca-N’Djamena-Nairobi. Crédit : DR

L’enquête sur le crash de l’Airbus de Germanwings, mardi 24 mars, n’en est qu’à ses débuts. Pourtant, la thèse d’un suicide du copilote enfermé dans le cockpit figure parmi les pistes envisagées. Ce ne serait pas une première dans l’histoire des catastrophes aériennes. En 20 ans, moins d’une dizaine de cas a ainsi été recensée.

Le 21 août 1994, notamment, un ATR-42 de la RAM s’écrasait juste après son décollage de l’aéroport d’Agadir. Le crash fait 44 victimes, parmi lesquelles un prince koweïtien et sa femme.

L’enquête a montré par la suite que l’accident était dû à l’acte délibéré du pilote, Younes Khayati, 32 ans. Il semblerait que des déboires amoureux l’aient poussé à commettre ce geste.

Il avait débrayé le pilotage automatique et précipité l’appareil vers le sol. Les enregistrements ont démontré que sa copilote Sofia Figuigui a essayé d’intervenir, en vain. « Au secours, au secours, le capitaine est en train de… », a-t-elle crié juste avant le crash. Pour annuler la manœuvre de son collègue, elle devait tirer sur son propre manche pour contrarier la descente mais elle n’était pas assez forte. Désormais, dans les nouveaux avions, la simple pression d’un bouton permet d’obtenir la priorité des commandes et d’annuler automatiquement celles de son coéquipier.

Concernant le crash de la Germanwings du 24 mars dernier, le procureur de la république française à Marseille a annoncé ce 26 mars au matin que le copilote a vraisemblablement eu « la volonté de détruire » l’avion. Son coéquipier a quitté le cockpit et n’a pu y retourner avant la chute de l’avion. « Au début du vol, on entend l’équipage parler normalement, puis on entend le bruit d’un des sièges qui recule, une porte qui s’ouvre et se referme, des bruits indiquant qu’on retape à la porte et il n’y a plus de conversation à ce moment-là jusqu’au crash », a indiqué un responsable militaire participant à l’enquête au New York Times.

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