Attijariwafa bank annonce un profit annuel en hausse de 5,2%

Le groupe bancaire a présenté des résultats financiers positifs pour 2014 ce 19 février. Un dividende de 10 dirhams par action sera reversé aux actionnaires.

Par

Attijariwafa Bank
Attijariwafa, plus grosse banque du Maroc. Crédit : Yassine Toumi

La banque Attijariwafa bank, filiale de la holding royale SNI, a rendu public le 19 février ses résultats financiers pour l’année 2014. Premier constat, le résultat net part du groupe a connu une croissance de 5,2% pour s’établir à 4,4 milliards de dirhams.

Par ailleurs, le produit net bancaire a progressé de 8,8% et atteint ainsi les 19,4 milliards de dirhams. Un chiffre que la banque explique par « la croissance de la banque au Maroc (+13%) et par celle de la banque de détail à l’international (+8%) ». Le groupe est aussi parvenu à maintenir sa rentabilité financière avec un RoE (Rentabilité des capitaux propres) de 14,6% et un RoA (Rentabilité des actifs) de 1,3%.

Une rentabilité élevée qui rassurera les actionnaires, auquel le groupe remettra par ailleurs un dividende de 10 dirhams par action. Et les fonds propres consolidés du groupe sont en hausse de 6,5% par rapport à l’année 2013, atteignant les 40,4 milliards de dirhams.

Attijariwafa bank renoue donc avec la hausse, après des résultats mitigés en 2013 : le groupe avait alors vu son produit net bancaire progresser de 4,9%, à 17,88 milliards de dirhams, mais son résultat net part du groupe avait reculé de 8 %.

Pour rappel, la SNI souhaite se désengager du groupe Attijariwafa Bank, en cédant 18% de ses parts. La holding royal a, selon l’hebdomadaire Jeune Afrique, mandaté les banques d’affaire Goldman Sachs et Rotschild pour « pour finaliser cette opération qui ferait passer la SNI sous la barre des 30% avant la fin [2015] » Le montant de la cession est estimé à 10 milliards de dirhams et l’opération, qui rentre dans le cadre de sa stratégie de désengagement progressif de filiales matures, permettrait à la SNI d’éponger ses dettes.

article suivant

Abdelkrim Khatib: Le parrain des islamistes