Sommet USA-Afrique: le Maroc met en avant sa «stabilité»

Au sommet USA-Afrique, le Maroc met en avant sa « stabilité » et son statut de leader pour renforcer sa coopération avec le pays de l’Oncle Sam.

Par

Photo : AFP

Le sommet USA-Afrique se tient du 4 au 6 août et réunit la plupart dirigeants africains et le chef d’État américain. Alors que la plupart des autres pays étaient représentés par leurs chefs d’État, le Maroc a choisi d’y dépêcher son chef du gouvernement, accompagné d’une délégation de ministres et d’hommes d’affaires. L’occasion est d’aborder le rôle du Maroc comme « plateforme d’échange » entre les États-Unis et les pays africains, plus spécialement subsahariens. Le Maroc y a également mis en avant sa récente pénétration du continent africain, en rappelant notamment les investissements du royaume dans un marché en pleine croissance mais aussi la dernière tournée royale dans les pays subsahariens.

Leadership royal du Maroc

Fidèle au discours officiel, le chef du gouvernement, Abdelilah Benkirane, a tenu à rappeler « la stabilité du Maroc due essentiellement au leadership du roi ». Précisant par ailleurs que « le Maroc a entamé bien avant le printemps arabe des réformes profondes dans le calme et la sérénité ». Toujours en soulignant que c’est le roi qui réforme tout au Maroc. Des réalisations et une stabilité qui pourraient, selon les propos du chef du gouvernement, « permettre au Maroc d’être un leader dans le continent africain ».

Les Américains veulent se renforcer en Afrique

Pour cette première édition, les discussions ont essentiellement porté sur les questions économiques, reléguant au second plan la problématique des droits de l’Homme. Une omission qu’on pourrait présenter comme volontaire de la part du pays organisateur, les États-Unis. Un pays qui essaye de rattraper son retard sur l’Europe et la Chine qui ont renforcé leur présence dans le continent africain. D’où l’engagement de la première puissance mondiale d’investir plus de 14 milliards de dollars en Afrique.

article suivant

Cannabis : les recommandations du CESE à l’épreuve des réalités socio-économiques