Un nouveau syndicat de journalistes est créé au sein de l'UMT

La nouvelle Fédération nationale du journalisme, de l'information et de la communication rassemble neuf organisations syndicales, affiliées à l'UMT.

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Les journalistes ont un nouveau syndicat, affilié à l'UMT.
Le congrès constitutif de la Fenajic s'est tenu le 19 juillet. Crédit : DR.

Neuf organisations syndicales affiliées à l’Union marocaine des travailleurs (UMT) se sont regroupées en fédération. Les syndicats du personnel de 2M, de la chaîne amazigh, de la Haca, du Centre cinématographique marocain ou encore des fonctionnaires du ministère de la communication, font maintenant partie de cette Fédération nationale du journalisme, de l’information et de la communication (Fenajic), lancée le 19 juillet à l’occasion d’un congrès constitutif.

L’UMT avait déjà créé son syndicat de journalistes, le SJM, secoué par des discordes au sein de sa direction. « En effet il y a eu quelques problèmes quand cinq de ses dirigeants ont décidé de rallier le SNPM (Syndicat national de la presse marocaine, ndlr) mais maintenant tout est réglé », nous assure Mohamed ElWafi, secrétaire national de l’UMT.

Sans position sur l’affaire Ali Anouzla

Les priorités de cette fédération concernent les revendications salariales et les conditions de travail. En ce qui concerne la liberté d’expression, la Fenajic garde pour le moment un discours très généraliste et consensuel mais n’a pas encore décidé de sa position vis-à-vis de cas précis, comme celui du journaliste Ali Anouzla, condamné à un mois de prison.

Pour ce qui est de l’indépendance de la Fenajic vis-à-vis de l’UMT, là encore, les réponses restent assez évasives. « Si nous avons choisi l’UMT c’est que nous acceptons ses principes. Nous sommes fières d’appartenir à l’UMT », explique Mohamed ElWafi. De son côté, Taoufiq Nadiri, porte-parole et membre du bureau de cette nouvelle fédération, modère et assure quand même que « nos décisions sont indépendantes de l’UMT ».

Une vocation plus large que le SNPM

La fédération n’a pas encore détaillé les points sur lesquels sa position divergeait avec le SNPM, principal syndicat de journalistes : « Il ne devrait pas avoir de différence entre nous a priori. Par contre, le SNPM ne représente que les journalistes alors que nous représentons un spectre plus large de professions : techniciens, administratifs etc. », explique Mohamed ElWafi.

La Fenajic s’est lancé un premier défi : investir les entreprises de presse écrite alors qu’il est pour le moment surtout présent dans l’audiovisuel.

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