Détails sur la libéralisation de l’enseignement de la médecine

Détails sur la libéralisation de l’enseignement de la médecine

Dès la rentrée, le secteur privé de l'enseignement amorcera une nouvelle étape : l'introduction de facultés privées de médecine. La décision a aussitôt fait débat et attisé la curiosité des étudiants et des professionnels.

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Couloir d'hôpital, avec une infirmière en blouse.

Crédit : Yassine Toumi

L’université des Sciences de la santé de Casablanca (USSC) n’a pas encore été lancée qu’elle fait déjà parler d’elle. Pour cause, le lancement de cet établissement privé est un fait inédit. Pour la première fois au Maroc, une université privée proposera une école supérieure de génie biomédical, une école supérieure de santé publique et de management des systèmes de santé, une faculté des sciences infirmières et des techniques de santé, et enfin une faculté de médecine. Le cursus de cette dernière est le même pour les facultés de médecines publiques, à savoir 7 années. Le concours d’entrée est quant à lui prévu pour le mercredi 6 août 2014, alors que les préinscriptions sont d’ores et déjà ouvertes sur le site de l’université.

Pour ce qui est des frais de scolarité, ils seront de 130 000 dirhams par an pour la faculté de médecine. Un montant non négligeable que Mohammed Andaloussi, président de l’USSC, justifie par le fait que « le coût supporté par l’État marocain pour la formation d’un étudiant en médecine généraliste se situe entre 87 000 et 126 000 dirhams par an ». Toutefois, 20 % des étudiants devraient être des boursiers selon lui. Des bourses décernées en fonction du mérite et des critères sociaux.

Les professeurs du public débauchés ?

Le 18 juin dernier déjà, une polémique avait accompagné le lancement de cette université. Des étudiants du CHU Ibn Rochd de Casablanca avaient entamé une grève pour « dénoncer la démission de certains professeurs de médecine, qui comptent rejoindre des instituts de médecine privés ». On reprochait notamment à la fondation de recruter des professeurs au sein du secteur public, aux dépends des étudiants des facultés de médecine publiques. En réponse à cette accusation, Mohammed Andaloussi botte en touche et se contente d’insister :

Un enseignant de l’enseignement supérieur a le droit d’enseigner dans une structure privée 20 heures par mois ; et d’ailleurs beaucoup d’enseignants des facultés de médecine donnent des cours dans les différentes écoles des sciences infirmières.

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