Ramid veut enquêter sur toutes les affaires de torture révélées

Le ministère de la Justice a décidé d’ouvrir une enquête approfondie sur les cas de tortures au Maroc. Toute personne impliquée dans ces affaires sera « sévèrement sanctionnée ».

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Mustapha Ramid
Mustapha Ramid, ministre de la Justice. Crédit : Rachid Tniouni

Face aux différentes critiques émises par les ONG internationales au sujet de la torture au Maroc, le ministre de la Justice a ordonné par communiqué de son ministère que des enquêtes soient ouvertes afin de mettre au clair toutes les affaires de torture :

« Le parquet sanctionnera, conformément à la loi, n’importe quelle personne ayant participé dans des actes de tortures ou dans une pratique inhumaine. Par ailleurs, le parquet prendra les dispositions légales à l’encontre de toute allégation mensongère ».

Pour rappel, Amnesty a révélé, lors de sa synthèse, qu’Ali Aarrass aurait été torturé dans une prison de Salé, accusant directement le ministère de la Justice. Amnesty a d’ailleurs fait du Maroc une cible privilégiée de sa campagne pour l’abolition de la torture. Mais la pression sur Rabat s’est accentuée le 19 mai, quand le comité onusien de lutte contre la torture a ordonné au Maroc d’ouvrir une enquête dans les 90 jours sur cette affaire.

Une affaire du même genre a fait les choux gras de la presse au mois d’avril. Il s’agit du cas d’un militant du 20-Février, Oussama Hassan, qui affirmait avoir été violé par trois personnes. Les autorités l’accusent d’avoir monté l’affaire de toutes pièces et le poursuivent en état de détention.

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