Le plan de sauvetage de l’ONEE se traduira par une hausse des prix

120 des 600 foyers de Bouhawla n’ont pas accès à l’électricité. Crédit: AFP

L’Etat vient à la rescousse de l’Office national de l’eau et de l’électricité (ONEE).  Un contrat programme a été signé lundi 26 mai. Il prévoit un plan de redressement de 45 milliards de dirhams entre 2014 et 2017 et une hausse des tarifs de l’électricité. Détails.

L’Etat va consacrer deux milliards de dirhams pour reconstituer le capital  et régler les dettes de l’Officenational de l’eau et de l’électricité (ONEE). Le plus gros de la somme, soit 14 milliards, ira aux subventions du fioul utilisé par l’office pour la production de l’électricité.  L’Etat devra aussi  rembourser  3 milliards de dirham de crédit TVA.

Hausse des prix pour le 1er août

En plus de l’Etat, le financement  de ce contrat programme sera supporté  en partie par l’Office mais aussi les usagers qui vont devoir mettre la main à la poche.  

Une hausse des tarifs est prévue le 1er août mais concernera uniquement les foyers consommant plus de 100 KWh et/ou 6 mètres cube d’eau par mois. Les revenus les plus modestes devraient échapper à cette hausse, à en croire le gouvernement. La mesure va ainsi épargner 4,1 millions d’abonnées au réseau électrique et 2,2 millions de citoyens raccordés au réseau d’eau potable. Cette mesure devrait rapporter environ 11 milliards de dirhams à l’office.  A cela va s’ajouter 8,2 milliards de dirhams que l’ONEE va pouvoir économiser en «rationnalisant » sa gestion, promet-on du côté des signataires.

Des milliers de créanciers

L’électricité est vendue aujourd’hui à perte par l’ONEE. En 2012, le prix était estimé à 30,2 centimes par kilowatt et représentait ainsi 28% du coût de revient réel de l’électricité. Ce qui explique le résultat net déficitaire évalué à  2,7 milliards de dirhams et qui pourraient atteindre 7 milliards en 2017 de dirhams si aucune réforme n’est entreprise.

La dette actuelle de l’office s’élève a plus de 50 milliards de dirhams. Les retards de paiement, dont le montant est estimé à plus de 2 milliards de dirhams impliquent 1 422 entreprises nationales et 181 étrangères.

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