Politique

L’Istiqlal rejoint le PAM dans l’opposition

Nizar Baraka entouré des dirigeants du parti lors du conseil national du 21 avril 2018. Crédit : Tniouni
L’Istiqlal rejoint le PAM dans l’opposition
avril 21
13:25 2018
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Après plus d’une année de flou, le parti de l’Istiqlal décide de se ranger de manière officielle dans l’opposition. Une décision votée à l’unanimité par le conseil national du parti tenu ce samedi 21 avril.

Le parlement du parti de l’Istiqlal vient de mettre fin à l’ambigüité qui entourait le positionnement de la troisième force parlementaire sur l’échiquier politique en décidant à l’unanimité de se ranger dans l’opposition. « C’est notre positionnement naturelle », a déclaré le secrétaire général du parti Nizar Baraka à l’ouverture des travaux du conseil national. « Une opposition Istiqlali nationaliste, justifiée par  la montée en puissance des courants libéraux dans les structures de l’économie nationale, et de toutes les occasions ratées par le gouvernement d’accélérer le train des réformes », a-t-il noté.

Dans son allocution, Nizar Baraka n’a pas été tendre avec le bilan de l’équipe El Othmani : « le gouvernement se contente de gérer le quotidien sans la moindre vision stratégique », tonne-t-il, sans verser pour autant dans l’opposition populiste qui a marqué l’ère Chabat. « Notre opposition doit respecter l’intelligence des citoyens et proposer des alternatives pragmatiques aux politiques gouvernementales », précise-t-il.

Fin du "soutien critique"

Voilà donc qui met fin, et de manière officielle, au « soutien critique » décrété par le dernier conseil national du parti. Un soutien qui puisait son origine dans le fait que l’Istiqlal fut un temps concerné par l’entrée au gouvernement Benkirane. De l’eau a coulé sous les ponts depuis le remplacement du chef des islamistes, les événements du Rif, la destitution de Chabat et le séisme politique d’octobre dernier… obligeant le nouveau secrétaire général du parti à revoir ses cartes.

Pour Allal Amraoui, député de Fès, l’engagement de principe en faveur du gouvernement n’a plus lieu d’être : «Nous n’avons constaté que des reculs, à quoi bon soutenir l’Exécutif ?» nous avait il déclaré il y a quelques jours. Idem pour Nouredine Modiane qui estime que son parti «ne peut assumer la responsabilité d’une majorité confuse, hétéroclite et dirigée par plusieurs têtes». Au vitriol, celui qui est également membre du Comité exécutif n’hésite pas à parler d’«une année blanche d’un gouvernement où chacun voudrait creuser la tombe de l’autre».

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