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Istiqlal: ce qu'il faut savoir sur les 5 candidats à la présidence du Conseil national

Crédit: R. Tniouni/Telquel
Istiqlal: ce qu'il faut savoir sur les 5 candidats à la présidence du Conseil national
avril 20
18:00 2018
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Le Conseil national (Parlement) de l'Istiqlal se réunit ce samedi 21 avril pour élire son nouveau président. Pour la première fois de l'histoire de la formation, plusieurs membres du parti se sont portés candidats. Qui sont les cinq Istiqlaliens en lice pour succéder à Taoufik Héjira?

Le Conseil national de l'Istiqlal, issu du dernier congrès, se réunit ce samedi 21 avril à Rabat avec un ordre du jour chargé. Selon des sources au sein du parti à la balance, le secrétaire général Nizar Baraka fera un long exposé sur la situation générale du pays suivi d'une évaluation de l'action du gouvernement El Othmani. "Cette allocution sera suivie d'un débat puis par un vote quant à un passage de notre parti dans l'opposition", déclare un membre dirigeant du parti.

L'après-midi verra l'élection des membres des commissions d'arbitrage et de contrôle des finances du parti. S'ensuivra l'évènement phare de la journée: l'élection du président (ou de la présidente) du Conseil national. "C'est une première pour notre parti. Auparavant, un seul candidat était désigné par le Comité exécutif et était présenté au Conseil national", explique une source à la direction de l'Istiqlal. Cette fois, cinq candidats se sont présentés pour succéder à Taoufik Héjira.

Yasmina Baddou, le retour en force?

L'ancienne ministre de la Santé et élue casablancaise est la seule femme parmi les candidats. Au sein du Conseil national, l'avocate de 56 ans pourra compter sur de solides appuis et surtout sur les voix des Istiqlaliens de Casablanca et de Rabat. Pour le parti à la balance, une femme au poste de numéro 2 enverrait un message très fort en termes d'image.

Noureddine Moudiane, le tribun rifain

S'il remporte cette échéance, son 57e anniversaire ce mardi 24 avril aura une saveur différente. Ce théologien de formation est "tombé" dans la marmite l'Istiqlal à sa naissance. Il est passé par toutes les organisations parallèles du parti et a été surtout à l'école des scouts.

Au parlement, où il siège depuis 1997, il est réputé pour ne pas avoir la langue dans la poche, même quand il a présidé la commission d'enquête sur les évènements de Sidi Ifni (2008).

Karim Ghellab, à la recherche d'un nouveau perchoir

Un candidat qu'on ne présente plus, et au CV bien rempli: plusieurs fois ministre, ex-patron de l'ONCF et même président de la chambre des représentants (2011-2014). A 52 ans, ce Casablancais aimerait retrouver un autre perchoir, celui du "parlement" de son parti.

Alors que certains militants de son parti lui ont souvent collé l'étiquette de "parachuté", il semble désormais avoir gagné en légitimité. Avec l'avènement de Nizar Baraka, il a ainsi été propulsé responsable de la veille stratégique .

Rahhal El Mekkaoui, l'homme des Oueld Errachid ?

Dans les rangs de l'Istiqlal, il est considéré comme l'homme des Oueld Errachid, les seigneurs du Sahara et "faiseurs" de responsables à l'Istiqlal. Le vote de ce samedi sera l'occasion de vérifier l'adage. Rahhal El Mekkaoui, ingénieur de 47 ans, est très actif au sein du parti depuis qu'il a quitté en 2013 le secrétariat général du ministère de la Santé où il avait travaillé sous la houlette de Yasmina Baddou. Actuellement, il est chargé des relations internationales du parti et, dans le civil, il dirige Minway global services, une société d'ingénierie basée à Rabat.

Abdelilah El Bouzidi, l'outsider ?

Ce jeune avocat originaire de Taounate avait été banni par le clan Chabat. Il a pris sa revanche lors du dernier congrès national (octobre 2017) en arrachant son ticket pour un retour au Comité exécutif. Descendant d'une famille à la lonbgue tradition istiqlalienne, il était président de l'arrondissement Agdal-Riad. Il a également dirigé la Ligue des avocats du parti à la balance, et l'Union générale des étudiants du Maroc (UGEM, syndicat estudiantin pro-Istiqlal). Il a le profil du parfait outsider, à en juger le respect que lui accordent les dirigeants et les bases du parti.

Rappelons que Nizar Baraka a adressé, ce vendredi, une circulaire aux inspecteurs du parti pour les appeler à s'abstenir de soutenir tel ou tel autre candidat pour garantir l'égalité des chances à tout le monde. Au moment où nous mettons en ligne, les cinq postulants maintenaient encore leur candidature.

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