essentiel

Assurance automobile, mode d’emploi

Crédit: DR
Assurance automobile, mode d’emploi
avril 10
18:39 2018
Partager

Les compagnies multiplient les offres en matière d’assurance automobile. Plus que le montant de la prime, c’est l’éventail des garanties qu’il faut considérer. Mais, avant de le parapher, prenez le temps de bien lire votre contrat, seul moyen d’éviter les mauvaises surprises.

’est le même rituel immuable chaque année : un automobiliste se rend chez son assureur pour renouveler son contrat d’assurance, souvent sans lire son contenu exact, se contentant de suivre les recommandations du conseiller commercial. Et le voici armé de son précieux document, sans vraiment connaître l’étendue des garanties qu’il comporte et des risques qu’il couvre. Si vous correspondez à ce profil-type, il est peut-être temps de changer de comportement, histoire de mieux comprendre ce qui compose votre contrat d’assurance automobile. Les lignes qui suivent devraient certainement vous y aider.

La “RC”, minimum obligatoire

La loi impose à tout propriétaire d’un véhicule motorisé de souscrire à une couverture de base, appelée “Responsabilité civile” (ou RC). Comme son appellation l’indique, celle-ci a pour objet de couvrir les dégâts matériels et corporels causés à autrui suite à un accident de la circulation où l’assuré a été fautif. Il s’agit là donc de la garantie minimale, dont la prime est calculée selon un barème en principe ouverte à la concurrence, mais officieusement encadré par les autorités fiscales. Celui-ci prend en considération la nature de l’usage du véhicule (voiture particulière, véhicule à usage commercial, transport de personnes, taxi…), la date de sa mise en circulation et sa puissance fiscale.

Résultat, le montant de la prime RC est pratiquement le même chez l’ensemble des assureurs. Il comprend cependant une fraction variable, établie selon un “coefficient de réduction ou de majoration” (CRM), le fameux “Bonus-Malus”. Ce coefficient récompense les automobilistes qui n’ont pas été responsables d’un accident durant les 24 derniers mois par une réduction sur la prime; et sanctionne ceux qui l’ont été sur la même durée par une majoration de la prime qui peut atteindre les 30%. Du coup, au moment de renouveler votre contrat, n’oubliez pas donc de réclamer à votre assureur le bonus mérité. Parce que, de son côté, il se chargera d’appliquer l’éventuel malus.

Signalons enfin que la garantie RC est souvent assortie de la garantie “Défense et recours”, destinée à couvrir les frais judiciaires en cas de poursuites engagées par ou contre l’assuré.

Voici donc pour la couverture minimale, qu’il est possible de compléter par d’autres garanties. La plupart des compagnies offrent, à titre gratuit, un éventail de services d’assistance, incluant le remorquage du véhicule immobilisé ou la mise à disposition d’un véhicule de remplacement… pour peu que vous soyez un bon client à la sinistralité supportable. Mais il faudra mettre la main à la poche pour souscrire aux garanties complémentaires. C’est notamment le cas pour les plus usuelles, comme la garantie vol ou incendie, la garantie dommages collision (couvrant les dégâts résultant d’un accident avec un véhicule ou un tiers identifiés), la garantie tierce (couvrant les dommages d’une collision sans tiers identifié), le bris de glace, la garantie personnes transportées… Et la liste est longue. Ouvertes à la concurrence, les primes correspondant à ces différentes garanties varient d’un assureur à l’autre.

N’hésitez pas à demander des devis détaillés à chacun d’entre eux, pour vous concocter un contrat d’assurance sur mesure. Pensez également à décortiquer le contenu des packages proposés, certains n’étant pas aussi intéressants qu’annoncé. Et ne faites pas l’économie de garanties essentielles (bris de glace, vol et incendie…) souvent peu coûteuses, mais toujours utiles en cas de pépin.

Evitez les mauvaises surprises

Vous voici enfin en possession du contrat d’assurance automobile idoine. Tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes… jusqu’à ce que l’accident survienne. Si vous avez pris la rare précaution de scruter votre contrat, vous savez à quoi vous attendre. En revanche, si tel n’est pas le cas, les réponses de votre assureur peuvent réserver quelques désillusions. Car entre exclusions, limitations et exceptions, les contrats d’assurance sont truffés de précisions qui sont autant de mauvaises surprises pour l’assuré distrait.

Le cas le plus courant est celui de la garantie “multi-risques”, communément appelée “tous risques”, et qui a pour objet d’indemniser l’assuré pour tous les dommages causés à son véhicule, quel que soit l’objet percuté, mobile ou immobile, qu’il soit identifié ou pas. Le problème, c’est que la majorité des automobilistes prennent l’appellation au pied de la lettre et se pensent réellement couverts contre tous les risques possibles et imaginables. Bien évidemment, tel n’est pas le cas. Du coup, même si cela paraît fastidieux, il est toujours préférable de demander le détail des dommages couverts.

Idem pour la notion de “vétusté”, qui fera varier le taux d’indemnisation en fonction de l’âge du véhicule. Ainsi, dans la majorité des cas, un pourcentage du coût des réparations sera à la charge de l’assuré, qui sera tenu de débourser une bonne partie des frais, même en s’adressant à des garagistes conventionnés par la compagnie d’assurance. Pour éviter toute mauvaise surprise, tenez-vous informés sur le taux et la base de calcul de la franchise pour cette garantie.

Quant à la garantie “dommages collision”, qui couvre les dégâts occasionnés à votre véhicule par un tiers, elle a aussi ses cas d’exclusion. Ainsi, pour contourner les tentatives de fraude, les dommages survenus suite à une collision avec un tiers non identifié ne sont pas couverts. Si un automobiliste indélicat prend la fuite après avoir embouti votre auto, la réparation des dégâts est intégralement à votre charge. Idem si vous percutez un animal : vous ne serez pas indemnisé tant que son maître n’est pas identifié.

Dans tous les cas, pourquoi ne pas prendre tout bêtement le temps de lire dans le détail les différentes clauses de votre contrat. Cela vous coûtera certes une petite heure de votre temps et une lichette de matière grise, mais pourrait bien vous dispenser de quelques soirées de migraine.

NEWSLETTER TELQUEL BRIEF

Nous suivre

Retrouvez le meilleur de notre communauté

facebook twitter youtube instagram rss