Economie

Bourse: la place casablancaise de plus en plus chère

Bourse de Casablanca © Yassine Toumi
Bourse: la place casablancaise de plus en plus chère
février 14
19:09 2018
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Selon une étude de Bank Al Maghrib, la Bourse de Casablanca traite à fin janvier à 21,6 fois ses bénéfices futurs, soit un près d'un point de plus qu'à fin 2017. Faut-il s'en inquiéter ?

Les indicateurs de valorisation poursuivent leur hausse depuis le début de l'année 2018. Selon une étude de Bank Al Maghrib, le price earning ratio (PER, rapport entre le prix de l'action et le bénéfice par action) s'est établi à 21,6 fois les bénéfices à fin janvier contre 20,4 fois à fin 2017.

Idem pour le price to book (PB) qui est passé sur la même période de 2,9 à 3,1. Une cherté qui s'accompagne également d'une baisse des rendements de dividende, le dividend yield de la place ayant chuté à 3,2% contre 3,4%.

Le PER, qui exprime le degré de cherté d'un titre, reste un des meilleurs indicateurs utilisés par les analystes et les investisseurs boursiers pour prendre leurs décisions d'investissement.

Il est par ailleurs difficile de déterminer si un PER donné est élevé ou bas sans prendre en compte le taux de croissance de l'entreprise et son secteur d'activité.

Une cherté à relativiser selon CFG

Après avoir terminé l'année 2017 avec une performance de 6,4%, le MASI a poursuivi sa tendance haussière en janvier 2018, avec un accroissement mensuel de 5,5%.

Une progression tirée par l'appréciation des indices des secteurs des télécommunications (+10,2%), des assurances (+4,3%), des bâtiments et matériaux de construction (+3,8%), des banques (3,7%) et de l'agroalimentaire (+3,2%).

Ce qui fait dire aux analystes de CFG que "la poursuite de la tendance haussière sur les bénéfices devrait aussi permettre de contenir le gonflement des multiples de valorisation du marché".

Sur une plus longue période, le PER du marché a en effet connu une nette remontée depuis 2013 pour se situer à 20,2x à fin 2016 (cours à fin 2016 rapportés aux bénéfices 2016) et 19,4x à fin 2017 (cours à fin 2017 rapportés aux bénéfices de 2017).

"Si le PER du marché peut a priori paraître élevé, il est important de relativiser ce constat par une analyse rétrospective du marché marocain", précisent les analystes de CFG.

Ils montrent en effet que le marché a déjà traité à des niveaux comparables en 2006 dans une configuration de taux et de croissance globalement similaires.

Pour rappel, la place casablancaise a même atteint des PER plus importants que ceux observés actuellement en 2007 et début 2008. Des performances portées par un contexte euphorique (forte croissance des bénéfices, IPO...).

"Le marché devrait continuer selon nous à traiter à un PER autour de 20x à fin 2018, d'où notre estimation d'une nouvelle hausse de l'indice de 5% à 10%", concluent les analystes de CFG.

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