Economie

Bank Al Maghrib: "Le dirham s’est déprécié de 0,27% vis-à-vis de l’euro"

Abdellatif Jouahri. Crédit: R. Tniouni / TelQuel
Bank Al Maghrib: "Le dirham s’est déprécié de 0,27% vis-à-vis de l’euro"
février 13
19:45 2018
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Selon la revue mensuelle de la banque centrale pour le mois de février, la monnaie nationale s'est dépréciée par rapport à l'euro, mais s'est renforcée en même temps face au dollar. Les détails.

"La monnaie nationale s'est dépréciée de 0,27% vis-à-vis de l'euro et s'est appréciée de 0,45% par rapport au dollar américain". C'est ce qui ressort de la dernière revue mensuelle de la conjoncture économique, monétaire et financière de Bank Al-Maghrib. Dans la foulée, l'euro s'est apprécié d'un mois à l'autre de 0,83% par rapport au dollar, en décembre 2017, la parité s'établissant à 1,18 dollar en moyenne.

Sur le marché des changes, la demande en devises des banques au mois de décembre 2017 à Bank Al Maghrib s'est établie à 1,1 milliard de dirhams. Par ailleurs, "au niveau du compartiment interbancaire, le volume des échanges de devises contre dirham s'est établi à 18,5 milliards de dirhams, en baisse de 45,7% comparativement à la moyenne enregistrée durant les onze premiers mois de l'année".

Le volume des opérations à terme des banques avec la clientèle s'est établi à 14,2 milliards de dirhams, en hausse de 5,8% par rapport à la moyenne mensuelle enregistrée entre janvier et novembre.

Dans ces conditions, la position nette de change (différence entre les créances et les dettes en devises, NDLR) des banques s'est établie à 2,1 milliards de dirhams à fin décembre.

Balance commerciale: le déficit persiste

Selon les chiffres provisoires des échanges extérieurs 2017 de la Banque centrale, le déficit commercial a atteint 190,2 milliards de dirhams accusant un creusement de 5,2 milliards par rapport à l'année précédente.

Les importations ont crû plus vite que les exportations (26,3 milliards ou 6,4%, contre 21,1 milliards ou 9,4%) faisant passer le taux de couverture de 54,8% à 56,3%.

L'explosion de la facture énergétique, principalement le pétrole, explique une bonne partie du déficit commercial. Principalement affectées par une augmentation de 27,4% de la facture énergétique à 69,5 milliards de dirhams (31,1% pour le gasoil et le fuel, 24,1% pour le gaz de pétrole et autres hydrocarbures), les importations ont augmenté en raison d'une reprise de l'activité économique du pays.

Les exportations à la hausse ont touché l'ensemble des principaux secteurs. En particulier, les ventes ont augmenté de 11,1% à 44 milliards pour les phosphates et dérivés et de 7,3% à 58,6 milliards pour la construction automobile. Les ventes des produits agricoles et agroalimentaires se sont élevées à 51,9 milliards, soit une hausse de 7% par rapport à la même période l'an dernier.

Pour les autres composantes du compte courant, les recettes des voyages ainsi que les transferts des MRE se sont consolidés respectivement à 8,5% (69,7 milliards de dirhams) et 4,5% (65,4 milliards). En ce qui concerne les opérations financières, le flux net des investissements directs étrangers s'est accru de 15,4% à 24,4 milliards de dirhams, résultat d'une baisse plus importante des cessions que des recettes.

En parallèle, les flux nets d'investissements des Marocains à l'étranger ont atteint 9,3 milliards en hausse de 3,6 milliards de dirhams. "Dans ces conditions, les réserves internationales nettes se sont établies à fin décembre à 240,9 milliards, soit l'équivalent de 5 mois et 25 jours d'importations de biens et services".

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