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Hirak : l'avocat de la partie civile défend les forces de l'ordre

Manifestation du 20 juillet à Al Hoceima Crédit : Yassin Toumi
Hirak : l'avocat de la partie civile défend les forces de l'ordre
janvier 13
12:06 2018
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Abdelkabir Tabih, avocat représentant de l’État a défendu le 12 janvier les éléments des forces de l'ordre blessés lors des manifestations d'Al Hoceima.

Après l'intervention remarquée du substitut du procureur du roi, c'est au tour de l'avocat de la partie civile (l'Etat) de dérouler son argumentaire dans le procès de 54 détenus du Hirak. Le 12 janvier à la cour d'Appel de Casablanca, maître Abdelkabir Tabih a défendu "les fonctionnaires" de l'Etat qui "ont été victimes lors des manifestations d'Al Hoceima".

Me Tabih a expliqué que "l'Etat a subi des dommages " au cours des manifestations d'Al Hoceima et qu'il est "obligé de dédommager ces fonctionnaires victimes de ces abus". Il fait allusion aux différents agents ""des forces de l'ordre qui ont été blessés lors d'affrontements à Al Hoceima ou dans ses environs.

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Maitre Tabih revient aussi sur la question de la "torture" dénoncée par certains détenus du Hirak. Des accusations rejetées le 9 janvier par Hakim El Ouardi, substitut du procureur général du roi. Selon l'expertise médicale à laquelle 22 accusés ont été soumis sur ordre du juge d’instruction, « aucun des accusés n’a fait l’objet de violence physique lors de la garde à vue ». Pour sa part, l'avocat de la partie civile (l'Etat) indique que "quand un policier use de la violence, il faudrait distinguer entre la violence légale permise par la loi et celle illégale qui dépasse ce que prévoit la loi".

S'il explique qu'il défend les fonctionnaires de l'Etat, Abdelkabir Tabih précise que "les citoyens ne sont pas des adversaires de l'Etat". "Les accusés font face à la loi et c'est un fait nouveau" se félicite-t-il.

Fait notable lors de cette audience, Abdelkabir Tabih explique que les vices de formes soulevés par la défense du mouvement de contestation dans le rif ne sont pas valables. "Ce n'est pas le rôle de la chambre criminelle de discuter les vices de formes mais de se prononcer dessus" a-t-il affirmé.

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