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Sur les murs d'Ahouli et Mibladen, Mehdy Mariouch expose les photos des mineurs de l'Oriental

septembre 14
17:54 2017
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Après avoir exposé à Casablanca les portraits des mineurs de l'Oriental, le photographe Mehdy Mariouch est retourné montrer son travail dans les villages de ceux qu'il a photographiés. "Un hommage aux travailleurs oubliés" qu'il a diffusé dans une vidéo.

Des portraits de mineurs en noir et blanc sont imprimés par de grosses machines, format 2x3 mètres. Ces mêmes photos, qui ont été exposées sur les murs de L'Uzine de Casablanca en février, se retrouvent aussi sur les murs d'Ahouli et Mibladen, dans l'Oriental. "Revenir sur place pour partager les photos avec les mineurs que j'ai photographiés était un moyen de leur rendre hommage", nous explique le jeune photographe Mehdy Mariouch. Le making of du collage des photos dans les deux villages est révélé dans une vidéo du photographe diffusée le 13 septembre.

Lire aussi : Exposition: "Bribes de vie", une ode aux mineurs oubliés de l'Oriental

"Le jour de l'exposition à Casablanca, les mineurs que j'ai photographiés n'ont pas pu venir, par manque de temps et surtout de moyens. Ils ne peuvent pas perdre une journée de travail", se rappelle Mehdy Mariouch. "Le but est de rendre le concept de galerie plus accessible, même si elle est éphémère".

Bribes de vie Ahouli 2016 © Mehdy Mariouch

Le photographe est reparti trois jours dans l'Oriental à la fin du mois d'août, muni de ses pinceaux, de sa colle et de ses photos grand format pour les coller dans le "village fantôme" où les mineurs habitent seulement la semaine quand ils travaillent. "J'ai d'abord rencontré à Midelt Sidi Moh, un mineur qui m'a beaucoup aidé au début, pour lui montrer mes photos", qui s'est ensuite rendu avec deux collègues dans les villages d'Ahouli et Mibladen.

"Des mineurs sortaient des mines, ils sont venus voir. Ils ont commencé à se reconnaître, à se demander qui était qui et d'où ils venaient, à rigoler", raconte-t-il. "Je ne pensais pas que les gens, un peu timides, allaient consentir à voir leurs visages en grand format exposés sur les murs des villages devant lesquels ils passent tous les matins".

Mehdy Mariouch nous confie également que ces mineurs sont devenus ses "potes" depuis qu'il enchaîne les voyages dans les mines de l'Oriental pour les photographier. "Je compte revenir en 2018 pour un projet plus large avec d'autres artistes qui travaillent d'autres disciplines", nous confie le photographe.

Lire aussi : Le dur vécu des mineurs de Jerada

Bribes de vie Ahouli 2016 © Mehdy Mariouch

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