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Le bilan des cent jours du gouvernement El Othmani

Crédit : Yassine Toumi/TELQUEL
Le bilan des cent jours du gouvernement El Othmani
août 10
18:34 2017
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Des lois enfin adoptées, une gestion du Hirak contestée, une réforme de l’éducation nationale, des projets économiques qui sortent de terre, un nouveau cap diplomatique… Telquel.ma dresse le bilan des cent jours du gouvernement El Othmani.

Le 5 août, le gouvernement El Othmani a passé le cap des cent jours. Marqué par la crise du Rif, qui s’est aggravée à cause des déclarations incriminantes des partis de la majorité à l’égard des manifestants, ce début de quinquennat est pour le moins mitigé.

"Beaucoup de choses ont été faites, mais la gestion du Hirak a malheureusement mis de l’ombre sur les réalisations", regrette une source autorisée au sein du gouvernement, qui nous informe que le bilan des cent jours sera dévoilé par l’Exécutif fin août. Telquel.ma revient sur les grandes lignes des bilans économique, social et législatif.

Crédit : Tniouni

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Bilan législatif: un sprint législatif qui ne fait pas l'unanimité

"Nous avons sauvé l’année législative", se félicite notre interlocuteur. Contraint de jouer la montre, les travaux de la Chambre des représentants n’ayant démarré qu’en avril, l’Exécutif a réussi à sortir plusieurs textes de loi des tiroirs.

Exemple: les décrets relatifs à la régionalisation. "Sur soixante-dix décrets, il n’en reste plus que sept", relève notre source, égrenant les lois adoptées ou en cours d’adoption. Parmi elles, on compte la loi sur l’indépendance du parquet, celles relatives aux pétitions citoyennes, à la réorganisation de la MAP, à la création du Conseil consultatif de la jeunesse et de l’action associative, à la commission nationale de lutte contre la corruption, à l'inconstitutionnalité d'une loi nationale, au Conseil national des langues et de la culture marocaine, au régime de l’assurance maladie obligatoire de base pour les catégories des professionnels, des travailleurs indépendants… Autant de textes que notre source cite avec satisfaction.

Satisfaction démesurée ? En tout cas, ce sprint législatif est loin de faire l’unanimité. Preuve en est le débat que suscite l’adoption de la loi sur l’indépendance du parquet. Appelé à renforcer l’indépendance du pouvoir judiciaire, le transfert des attributions du Parquet général au procureur du roi à la Cour de cassation fait dire au député Abdellatif Ouahbi (PAM) que "le parquet aura les mains totalement libres alors qu'on aurait dû installer des garde-fous".

Le parti au tracteur a voté contre la loi qui entrera en vigueur le 7 octobre. "Nous allons voir comment rattraper ce scandale à la Chambre des conseillers", affirmait Ouahbi fin juillet. Raté ! Le 2 août, la loi est passée comme une lettre à la poste à la Chambre des conseillers.

"C’est à travers l’application de la loi que l’on pourra réellement en juger. C’est la pratique qui révèlera les problèmes essentiels de l’indépendance du parquet général. Cela dit, l’indépendance du pouvoir judiciaire ne fait pas débat, mais en principe, il est nécessaire de demander des comptes à la partie responsable, ce qui ne peut se faire en l’occurrence étant donné que l’on n’a pas affaire à des élus. Il est vrai qu’il y a la garantie du roi, mais la justice est une affaire de suivi quotidien ", nous explique Mohamed Akdim, président de l’Association des barreaux du Maroc.

Il en est de même pour le décret relatif à la création de la commission nationale de lutte contre la corruption. Au lendemain de sa publication, en juin dernier, l'ONG Transparency Maroc est montée au créneau pour dénoncer dans une lettre ouverte au chef du gouvernement un "revirement de la position gouvernementale" qui "se révèle à l’occasion de la publication de décisions nettement en retrait avec les projets arrêtés en commun avec les différentes parties prenantes, au terme d’un long processus de concertation avec les premiers responsables gouvernementaux concernés".

PSA kenitra

Bilan économique: en attendant la flexibilisation

Un des événements économiques marquants de ce début de quinquennat est le lancement des travaux de l’usine de PSA Peugeot-Citroën à Kénitra. Un investissement de 557 millions d'euros, qui devrait créer "3.500 emplois directs, et 20.000 emplois indirects", selon le ministre de l’Industrie Moulay Hafid Elalamy.

Une nouvelle pierre à l’édifice du Plan d’accélération industriel. D’autant que l’équipementier automobile français Faurecia a posé ses valises en juillet à Salé pour construire sa deuxième usine au Maroc. "Le fait que le groupe PSA s'implante au Maroc a été un facilitateur. S'il n'était pas là, peut-être que Faurecia aurait eu à réfléchir à deux fois", précisait le ministre de l'Industrie.

Autre point: l’adoption par la Chambre des représentants du projet de loi sur la création de l’Agence marocaine du développement des investissements et des exportations (AMDIE), qui "remplace" l’Agence marocaine de développement des investissements (AMDI), Maroc Export et l’Office des foires et expositions de Casablanca (OFEC).

Parmi ses objectifs: la promotion des exportations marocaines et la mise en œuvre de la politique de l’État en matière d’investissements. Idem pour la loi relative à la création de l’Agence du développement digital (ADD), appelée à donner un coup de fouet à l’entrepreneuriat dans l’économie numérique.

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Côté tourisme, la nouvelle équipe formée par Mohamed Sajid et Lamia Boutaleb a présenté un diagnostic à mi-parcours de la Vision 2020. Confiée début 2016 par Lahcen Haddad au cabinet Boston Consulting Group, l’étude a enfin pu être révélée aux professionnels. Mais sa teneur est loin de faire l’unanimité auprès des responsables du secteur.

D’autant que Mohamed Sajid et Lamia Boutaleb semblent vouloir suivre les principales recommandations du cabinet, qui suggère, par exemple, de concentrer les efforts sur  Marrakech, Essaouira ainsi qu’Agadir et Taghazout. Un léger changement de cap de la Vision 2020, dont le navire amiral était à la base le moribond Plan Azur qui misait sur le balnéaire.

Mohamed Sajid a lancé plusieurs actions dans le but de sauver la saison estivale à Al Hoceima, qui vit au rythme des manifestations depuis plusieurs mois. Parmi ses mesures-chocs, on relève le lancement de nouvelles lignes aériennes à des tarifs bradés ou encore l'allègement de taxes aéroportuaires. Pas assez néanmoins pour sauver la saison touristique dans le Rif, à en croire certains opérateurs de la région.

Autre réalisation: un soutien financier sous forme de "contrats-progrès" pour la Confédération nationale du tourisme (12 millions de dirhams) et pour la Fédération nationale de l’industrie hôtelière (16 millions de dirhams).

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Le début de mandat du gouvernement El Othmani est aussi marqué par le dossier du passage à un régime de change flexible pour le dirham, qui a fait couler beaucoup d’encre. Depuis l’interview télévisée du chef du gouvernement du 1er juillet, tout le monde connait la largeur de la bande de fluctuation, fixée à 5%. Toutefois, la date d’entrée en vigueur de la réforme du régime de change reste inconnue.

"Le timing (…) sera choisi au moment opportun", déclarait le 6 juillet le porte-parole du gouvernement, Mustapha El Khalfi, à l’issue du Conseil du gouvernement. Reporté sine die par l’Exécutif, au grand dam de Bank Al Maghrib, le passage à un système de change flexible alimente toujours les rumeurs, alors que la Banque centrale a annoncé une enquête sur des opérations de spéculation dont sont soupçonnées les banques.

"Comme l’a déclaré le chef du gouvernement le 1er juillet, il faut que des études soient réalisées", répète, laconique, notre source au sein du gouvernement. "Le mécanisme, le côté technique, les consultations avec les banques, tout est bouclé ", poursuit notre interlocuteur, reprenant le refrain du gouverneur de Bank Al Maghrib, Abdellatif Jouahri.

Mais alors sur quels critères "le moment opportun" pour le lancement de la réforme sera-t-il choisi? Notre source avance que "l’annonce devrait se faire au moment de l’entrée en vigueur de la flexibilisation".

"Dans les grandes réformes comme celle-là, l’annonce de la date avant l’entrée en vigueur a des répercussions négatives. La contribution libératoire au titre des avoirs et liquidités détenus à l’étranger avait porté ses fruits en 2014, car la date de son entrée en vigueur n’avait pas été annoncée à l’avance", explique notre interlocuteur, précisant que cette démarche est "un rempart contre la spéculation des banques".

Une chose est sûre, "il n’y a aucun retour en arrière. L’engagement de l’État est pris", conclut notre source. Sauf que ce report sans explication a de quoi semer le doute dans l’esprit des opérateurs qui se préparaient déjà à son entrée en vigueur.

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Crédit : AFP

Crédit : AFP

Bilan social: gros changements pour la rentrée

En attendant la rentrée scolaire, le ministre de l’Éducation, Mohamed Hassad met les bouchées doubles. D’abord, il a annoncé le recrutement de 24.000 enseignants en plus d’un effectif de 11.000 déjà embauchés. Pour la première année des études primaires, les salles de classe ne devraient pas compter plus de 30 élèves à partir de la rentrée prochaine. Un quota qui a été fixé à 40 élèves pour le reste des niveaux scolaires.

Le ministre de l'Éducation nationale a également annoncé l’ouverture d’une cinquantaine d’établissements et de dix internats, en plus de trois nouveaux établissements supérieurs. Par ailleurs, la langue française sera enseignée (à l'oral) dès la première année scolaire. "J’ai de la chance, Sa Majesté attache la plus grande importance à cette réforme. Il en a fait la seconde priorité après la cause nationale ", déclarait Mohamed Hassad au mois de juin.

Autre mesure phare: les stagiaires des établissements de la formation professionnelle auront droit, pour la première fois, à une bourse au même titre que les étudiants de l’enseignement supérieur. Une bourse dont devraient bénéficier quelque 80.000 étudiants, à partir de la rentrée 2017/2018, pour un budget d'environ 400 millions de dirhams par an.

Qu’en est-il de la santé ? Le nom du ministre El Houcine Louardi a été associé au cours des derniers mois à la polémique autour du centre d’oncologie à Al Hoceima. Au point d’éclipser certaines actions, comme l’inauguration de nouveaux hôpitaux ou la baisse des prix d’une centaine de médicaments utilisés pour le traitement de maladies chroniques.

En ce qui concerne la décompensation du gaz butane, du sucre et de la farine, rien de nouveau sous le soleil. Alors que Lahcen Daoudi, ministre délégué auprès du chef du gouvernement, chargé des Affaires générales et de la Gouvernance, annonçait une "affaire de deux ou trois mois", le dossier traîne. Notre source au gouvernement nous explique "que la bonne méthode de ciblage n’a pas encore été trouvée".

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L’inextricable Hirak

Lorsque le gouvernement est nommé au mois d’avril, les manifestations du mouvement de contestation d’Al Hoceima s’enchaînent depuis déjà six mois. Alors que la province rifaine a vécu plus de 500 manifestations durant le blocage gouvernemental, le premier geste du nouveau ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, est de s’y rendre.

Lors de cette visite, il rassure quant au retard pris dans le projet Al Hoceima Manarat Al Moutawassit, donner des clarifications quant à la "militarisation de la région", et dénonce l’instrumentalisation de la manifestation par des "parties" sans préciser lesquelles.

C’est justement ce point qui sera abordé au mois de mai lors d’une réunion entre Abdelouafi Laftit et les partis de la majorité. À l’issue de cette rencontre, les responsables de ces partis dénoncent l’instrumentalisation du mouvement de contestation par des éléments extérieurs tout en assurant que les revendications du Hirak sont "légitimes".

Ces déclarations sont suivies du déplacement d’une délégation gouvernementale à Al Hoceima le 22 mai pour visiter les chantiers liés au programme de développement de la région. Plusieurs projets sont annoncés par la délégation conduite par Abdelaouafi Laftit, et qui compte notamment les ministres de l’Agriculture Aziz Akhannouch, de l'Éducation Mohamed Hassad, de la Santé El Houcine Louardi, des Transports Abdelkader Amara, de la Culture et de la Communication Mohamed Laaraj, ainsi que la secrétaire d’État chargée de l’eau Charafat Afilal et le directeur de l’ONEE Ali Fassi Fihri dans ses rangs.

Mais trois jours après cette visite, la tension monte d’un cran à Al Hoceima. Nasser Zafzafi, leader du mouvement de contestation, interrompt le prêche de l'imam dans une mosquée d’Al Hoceima, évoquant la "fitna" (la "discorde").

Le prêche dénoncé par Nasser Zefzafi a été distribué par le ministère des Habous aux 80 imams menant la prière du vendredi à Al Hoceima. Le texte, selon des militants du Hirak, critique le mouvement social.

L’irruption du leader du mouvement de contestation du Rif est dénoncée par le ministère des Habous qui, dans la foulée, publie un communiqué dénonçant "fermement" des actes "prémédités", ainsi qu'un manque de "respect et de considération" envers un lieu de culte. Zafzafi et d’autres chefs de file du Hirak sont arrêtés dans les jours qui suivent et les manifestations s’enchaînent pendant le mois de ramadan.

À l’issue du mois sacré, un conseil des ministres est organisé. Le roi Mohammed VI affiche son mécontentement aux ministres concernés par  le plan de développement de la province d’Al Hoceima qu’il prive de congé annuel afin d’assurer le suivi des projets du plan de développement. Entre-temps, le souverain charge les inspections des ministères de l’Économie et de l’Intérieur de mener une enquête sur les erreurs commises dans la réalisation du plan Al Hoceima Manarat Al Moutawassit.

Dans la foulée de cette décision royale, le chef du gouvernement annonce une série de "mesures urgentes". Le 24 juillet, cinq jours avant un discours royal où Mohammed VI tancera les responsables des administrations et la classe politique, l’un des projets prévus dans le cadre du plan de développement d’Al Hoceima se concrétise. Annoncée initialement pour le 15 juillet, la mise en opération des nouveaux équipements du centre d’oncologie d’Al Hoceima a finalement lieu.

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Dans un bilan présenté à la mi-juillet, le ministre d’État aux Droits de l’Homme a annoncé que 416 représentants des forces de l'ordre ont été blessés durant des manifestations du Hirak. La même source avance que les affrontements ont fait 45 blessés du côté des manifestants. Bilan contesté par plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme.

Le nombre de détenus du Hirak est actuellement estimé entre 160 et 210 personnes en l’absence de statistiques du ministère de l’Intérieur. Le 29 juillet, le roi Mohammed VI gracie 36 détenus liés au mouvement de contestation du Rif.

Ouverture du Conseil exécutif de l'UA le 30 juin à Addis-Abeba. Crédit : TelQuel

Ouverture du Conseil exécutif de l'UA le 30 juin à Addis-Abeba. Crédit : TelQuel

Bilan diplomatique encourageant

L’un des premiers dossiers auquel a dû se frotter Nasser Bourita après sa nomination est l’épineuse question de Guergarate. La crise débutée à la fin de l’année 2016, lorsque des éléments du Polisario se sont déployés au niveau de la zone tampon au-delà du mur de protection, sera résolue en 2017.

Le Maroc a alerté de manière quotidienne les membres du Conseil de sécurité sur les infractions commises par le Polisario dans la zone. Une stratégie payante puisqu’au moment d’adopter la résolution prorogeant le mandat de la Minurso, le Conseil de  sécurité a réclamé le retrait immédiat des éléments du mouvement séparatiste.

Autre réalisation: l’accord de principe obtenu par le Maroc concernant l’adhésion du royaume à la Communauté économique des états d’Afrique de l’Ouest (Cédéao). Cet accord de principe, annoncé le 4 juin à l’issue d’un sommet de l’organisation, et auquel a consenti le Nigeria, n’est toutefois qu’une première étape pour l’adhésion du Maroc.

Une source diplomatique nous affirmait que les prochaines étapes seraient celles de "l’adaptation juridique" et des "discussions techniques". Bien que l’adhésion du Maroc puisse être scellée au sommet de la Cédéao qui se tiendra à Lomé au mois de décembre, le processus "pourrait prendre plusieurs mois, voire plusieurs années", selon une source diplomatique marocaine citée par RFI durant les travaux du sommet.

Parmi les autres interrogations que suscite l’adhésion du Maroc à la Cédéao, on se demande notamment si le royaume sera capable d’adhérer à une organisation délimitée à l’Afrique de l’Ouest par ses statuts.

Percée en Afrique australe

Les 100 premiers jours de Nasser Bourita à la tête du ministère des Affaires étrangères auront également été marqués par la volonté du Maroc d’étendre ses attaches diplomatiques dans la partie australe du continent. Après sa nomination, le ministre a tour à tour accueilli ses homologues de la Zambie, du Lesotho, du Swaziland, ainsi que de l’Angola. Des rencontres témoignant de la volonté du Royaume d’adopter une "politique pragmatique" dans une région traditionnellement plutôt favorable au Polisario.

Si la relation avec la Zambie peut être considérée comme une preuve de la réussite de l’offensive diplomatique en Afrique australe, des interrogations subsistent. Après avoir annoncé le retrait de sa reconnaissance de la RASD au mois de juillet dernier, la Zambie a pourtant accueilli le président du Polisario, Brahim Ghali, dans le cadre d’une visite officielle au mois de janvier.

Un sommet de l’UA réussi

Au mois de juillet, le Maroc a participé à son premier sommet de l’Union africaine en tant que membre de l’organisation panafricaine. Un événement lors duquel le prince Moulay Rachid a présenté le rapport du roi Mohammed VI sur la migration. Le sommet a également été l’occasion pour le ministre des Affaires étrangères de réclamer l’amendement de deux textes évoquant la question du Sahara.

Le premier est un rapport de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples qui recommandait l’envoi d’une "mission d’évaluation des droits de l’Homme dans les territoires occupés de la RASD". Alors que le texte avait été validé par le Comité des représentants permanents, le Maroc est parvenu à le faire amender au niveau du Conseil exécutif. La version finale du rapport indique que "quelques délégations ont proposé l’envoi d’une mission dans le territoire connu à l’ONU comme Sahara occidental et à l’UA comme RASD. D’autres délégations ont exprimé leur opposition ferme à cette mission".

Le second texte est un rapport du Conseil de paix et sécurité (CPS) transmis aux chefs d’État de l'UA. Ce texte, adopté en l’absence du Maroc par le CPS, appelle le royaume et la RASD à "apporter la coopération nécessaire [...] au Haut-représentant de l’UA pour le Sahara", et parle d’une "solution durable, qui doit prévoir le référendum du peuple du Sahara occidental". Suite à une intervention de Nasser Bourita, lors du sommet des chefs d’État, le texte aurait été amendé et mentionne des réserves émises par 18 états membres de l’organisation.

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