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Migration: les sans papiers préfèrent passer par le Maroc plutôt que la Libye

Des migrants clandestins dans une embarcation pneumatique dans le détroit de Gibraltar. Image d'illustration. Crédit: AFP / Marcos Moreno
Migration: les sans papiers préfèrent passer par le Maroc plutôt que la Libye
juillet 17
13:32 2017
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La situation d'insécurité en Libye pousse de plus en plus de migrants clandestins à utiliser le nord du Maroc comme point de transit vers les côtes européennes.

Si les candidats à l'immigration clandestine sont de plus en plus nombreux sur la voie maritime entre la Libye et l'Italie, la voie Maroc-Espagne semble davantage privilégiée. Selon le ministère italien de l'Intérieur, cité par le quotidien ibérique El Diario de Jerez, le nombre de migrants arrivés en Italie depuis la Libye a augmenté de 8,9% sur les six premiers mois de l'année 2017 par rapport à la même période en 2016. Parallèlement, à l'ouest de la Méditerranée, la hausse a atteint 200% entre les côtes maghrébines - en particulier marocaines - et espagnoles. Les arrivées ont même culminé arrivant à 300% le mois de juin 2017.

À Agadez, dans le nord du Niger, "les candidats à l'immigration clandestine évitent de plus en plus la Libye et essaient d'atteindre l'Europe depuis le Maroc", poursuit le journal espagnol. Helena Fronteras de l'ONG Caminando Fronteras explique pour sa part que "la route maritime Libye-Italie entraîne des risques excessifs, beaucoup plus qu'en Méditerranée occidentale".

Même son de cloche du côté de Francesca Friz-Prguda, représentante du Haut-commissariat des Nations unies aux Réfugiés en Espagne, qui indique que les migrants passant par la Libye sont exposés "aux abus, aux viols, à la séquestration, à l'extorsion de fonds, et même un semi-esclavage temporaire. C'est pourquoi ils optent de plus en plus pour la Méditerranée occidentale".

Pabo Pumares, directeur du Centre d'études des migrations et des relations interculturelles à l'université d'Almeria, impute la nouvelle tendance migratoire à un "relâchement de la vigilance au Maroc", ajoutant que "les autorités sont plus occupées à essayer de contenir les manifestations dans le Rif".

Toujours d'après El Diario de Jerez, "1.423 migrants clandestins marocains ont atteint les côtes andalouses sur les six premiers mois de l'année 2017. La plupart d'entre eux sont partis depuis Al Hoceïma et Nador".

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