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Maroc-Algérie: après l'incident des Caraïbes, la tension reste vive

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Maroc-Algérie: après l'incident des Caraïbes, la tension reste vive
mai 22
15:01 2017
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Un véritable ballet diplomatique a suivi l'incident ayant opposé les délégations marocaine et algérienne lors d'une réunion d'un comité onusien à Saint-Vincent-et-les-Grenadines la semaine dernière. Aucune des sorties officielles n'indique en revanche un apaisement des tensions entre les deux voisins.

Entre convocations de diplomates et sorties incendiaires par médias interposés, le week-end dernier a été plutôt chargé pour les diplomaties marocaine et algérienne, après l'incident qui a opposé les deux délégations le 18 mai dernier lors d'un séminaire du Comité spécial des Nations unies pour la décolonisation, encore connu comme le Comité spécial des 24 (C24), à Saint-Vincent-et-les-Grenadines. Nasser Bourita, le ministre marocain des Affaires étrangères a affirmé à l'AFP que le diplomate  Mohamed Ali Khamlichi avait "dû partir à l'hôpital" après avoir subi une "agression physique" de la part du directeur général du ministère des Affaires étrangères algérien, Soufiane Mimouni.

Lire aussi: Un diplomate marocain "agressé physiquement" par un responsable algérien

Dès le vendredi 19 mai, le chargé d'affaires de l'ambassade algérienne à Rabat était convoqué au siège de la diplomatie marocaine à Rabat.  La diplomatie marocaine  a alors dénoncé un "acte qui transgresse tous les us et pratiques diplomatiques (…) perpétré par le représentant d’un pays qui n’a cessé de clamer qu’il n’est pas partie au différend régional autour du Sahara". La diplomatie marocaine a également "demandé que des excuses soient présentées" par la partie algérienne.

Le même jour, Abdelaziz Benali-Cherif, porte-parole du ministère algérien des Affaires étrangères, déclarait à l'agence de presse officielle APS que les accusations du Maroc étaient "inventées,  infondées, fausses et mensongères". Estimant que "la réalité des  faits tels qu'ils se sont déroulés est à l'antipode de la version avancée", il a résumé l'affaire à "une piètre mise en scène d'une médiocre pièce de théâtre".

Le lendemain, samedi 20 mai, Abdelkader Messahel, chef de la diplomatie algérienne, convoquait à son tour Lahcen Abdelkhalek, ambassadeur du Maroc à Alger. Il lui a exprimé les "vives protestations" de l’Algérie, et dénoncé un "harcèlement de la part de membres de la délégation marocaine, à l'encontre d'une jeune diplomate, membre de la délégation algérienne", et des "provocations contre la diplomate algérienne" lors de la réunion du C24, rapporte l'APS. D'après la même source, le chef de la diplomatie algérienne a également déclaré que son pays était "en attente des excuses de la part du Maroc".

Pour l'heure, le Maroc n'a pas officiellement réagi à la sortie des responsables algériens. De son côté, l'ONU a déploré l'incident. "Nous espérons que les futures réunions du C24 se dérouleront d’une manière pacifique", a déclaré Farhan Haq, un des porte-paroles des Nations unies, le 19 mai.

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