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Violents affrontements entre policiers et étudiants à Fès

Photo d'illustration. Crédit DR
Violents affrontements entre policiers et étudiants à Fès
avril 14
09:02 2017
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De violents affrontements ont éclaté le 13 avril à Fès entre forces de l'ordre et étudiants de la gauche radicale, faisant plusieurs blessés des deux côtés, a-t-on appris de source officielle.

Ces affrontements ont eu lieu jeudi aux abords de la cité universitaire de Fès et devant le tribunal de la ville, après une intervention des forces de l'ordre pour disperser un sit-in "illégal" d'étudiants d'une fraction estudiantine de la gauche radicale, ont indiqué les autorités locales, citées par l'agence de presse MAP. Ces étudiants "basistes", terme qui désigne les militants de la gauche radicale, étaient venus soutenir deux étudiants gauchistes devant le tribunal où se tenait leur procès.

Ces derniers sont poursuivis pour le meurtre d'un étudiant islamiste, qui avait succombé à ses blessures après de violents heurts entre étudiants islamistes et gauchistes radicaux survenus en avril 2014 à l'université Dhar El-Mehraz à Fès, considérée comme le dernier repaire de la gauche radicale au Maroc.

"Après plusieurs reports, le procès a repris aujourd'hui. Les heurts ont commencé devant le tribunal avant de se déplacer devant l'université. Les policiers ont utilisé du gaz lacrymogène", a indiqué à l'AFP Abderrahim Lamrabet, responsable du bureau local de l'Association marocaine des droits de l'homme (AMDH). "Il y a eu des blessés des deux côtés, 25 du côté des étudiants à des degrés différents", a-t-il ajouté.

"Les protestataires ont fait usage de violence et de jets de pierres (...) Cette confrontation a fait plusieurs blessés parmi les forces de l'ordre ayant nécessité leur évacuation à l'hôpital afin de recevoir les soins nécessaires", ont souligné de leur côté les autorités locales, sans préciser le nombre de blessés parmi les policiers. Le quotidien L'Economiste parle d'une vingtaine d'éléments des forces auxiliaires blessés et évacués à l'hôpital.

Dix-sept étudiants ont été arrêtés et placés en garde-à-vue sur ordre du Parquet, tandis que l'enquête se poursuit pour identifier les autres personnes soupçonnées d'implication dans ces violences, ont précisé les autorités.

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