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10 blessés en marge d'un match entre l'Union de Sidi Kacem et le MAS de Fès

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10 blessés en marge d'un match entre l'Union de Sidi Kacem et le MAS de Fès
mars 06
12:03 2017
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Des actes de vandalisme provoqués par des supporters à l'occasion du match entre l'Union de Sidi Kacem et le MAS de Fès ont fait 10 blessés, dont 4 membres des forces de l'ordre selon le ministère de l'Intérieur.

Le hooliganisme refait surface dans le football marocain, près d'un an après l'interdiction des activités des ultras. Dix personnes ont été blessées, dont quatre membres des forces de police, lors de nouveaux incidents survenus entre supporters à l’occasion du match du championnat de 2e division opposé l'Union Sidi Kacem (USK) au Moghreb de Fès (MAS) le 5 mars (victoire 1-0 de Sidi Kacem), indique le ministère de l’Intérieur dans un communiqué relayé par la MAP. Les actes de violence provoqués par des supporters des deux équipes ont occasionné des dégâts matériels aux bus de l’équipe des visiteurs et des forces de sécurité, précise la même source.

Ces incidents interviennent après ceux enregistrés  le 3 mars suite à la rencontre entre le  Chabab Rif Al Hoceima (CRA) et le Wydad de Casablanca (WAC). Les affrontements avaient fait 69 blessés, dont 15 policiers. Ces faits coïncident avec le retour de certains groupes ultras dans les stades, selon le ministère de l’Intérieur. Le département de Mohamed Hassad promet "des poursuites judiciaires à l’encontre de toute personne s’activant au sein de ces entités illégales qui ont déjà fait l’objet de décisions d’interdiction".

Le ministère indique également avoir ordonné aux autorités locales d'agir contre ces associations illégales dans les préfectures et les provinces du royaume, et d'interdire le déplacement collectif des supporters lorsqu'un risque de porter atteinte à la sécurité et à l’ordre public se présente.

Les activités des ultras interdites

Rappelons que le ministère de l'Intérieur a décidé en avril 2016 de bannir les  groupes ultras en leur interdisant d’organiser toute activité. L’ensemble des clubs de la Botola Pro ont reçu, le 7 avril, une lettre des walis de leurs régions respectives les informant de cette décision prise par le département de Mohamed Hassad.

Cette restriction a été décidée après les multiples actes de violence survenus dans les stades de première division durant la saison écoulée, notamment celui qui a eu lieu le 19 mars au complexe Mohammed V. Ces actes de violence avaient causé la mort de trois adolescents lors d’une violente rixe entre ultras rivaux du Raja Casablanca. Pour protester contre leur bannissement, les groupes ultras marocains ont décidé de faire front commun et d'entamer un boycott des matchs de Botola Pro depuis le début de la saison 2016/2017.

Lire aussi : Faut-il (vraiment) dissoudre les ultras ?

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