Economie

Atlas Capital rejoint la banque d'affaires internationale Oaklins

Deux associés d'Atlas Capital ont présenté le tournant international stratégique de la banque d'affaires marocaine.
Atlas Capital rejoint la banque d'affaires internationale Oaklins
février 17
15:35 2017
Partager

La banque d'affaires marocaine Atlas Capital s'internationalise en rejoignant le réseau d'Oaklins Member Firm, première banque d'affaires mondiale du marché intermédiaire.

"La banque maroco-marocaine n'a pas d'avenir sans l'appui d'un organisme international", estime Tarik Britel, associé à Atlas Capital qui a intégré le 17 février Oaklins Member Firm, la première banque d'affaires du marché intermédiaire.

Ce réseau bancaire, qui regroupe 46 banques à travers le monde, a réalisé 162 transactions de fusion-acquisition dont les valeurs sont estimées de 5 et 500 millions de dollars en 2016. Cela fait déjà un an que les deux banques travaillent ensemble. "Une dizaine de transactions sont déjà en cours", confesse Tarik Britel, qui ne veut pas donner plus de détails sur leur montant et les noms des entreprises concernées.

"Nous n'avons aucun lien capitalistique avec Oaklins et nous gardons notre indépendance", précise l'associé. Tarik Britel insiste sur le fait que Oaklins ne rentre pas dans le capital d'Atlas, mais que la banque marocaine a intégré l'organisme international contre un ticket d'entrée d'environ 30.000 dollars. "Nous avons désormais des règles communes et nous partageons la valeur des transactions dont nous partageons le mandat", précise-t-il.

Booster l'activité de MNA et Corporate finance

Grâce à cette intégration, Atlas Capital qui se place dans le top 5 du marché marocain espère augmenter le volume de ses transactions en s'appuyant sur un réseau international de 700 banquiers présents dans 60 bureaux à travers le monde. "C'est une rupture stratégique pour nous et nos clients qui vont avoir des opportunités partout dans le monde", se réjouit d'avance Tarik Britel.

Un autre associé d'Atlas Capital, Hicham Chebihi Hassani, explique que la structure réalise en moyenne deux à cinq transactions par an à ce jour. "Beaucoup se font avec des investisseurs étrangers, mais cela est laborieux et cela nous prenait des mois", explique-t-il. "Désormais, contacter un investisseur étranger ne prendra que quelques jours". "Nous allons avoir accès à des investisseurs et des repreneurs partout dans le monde afin de cibler le meilleur acquéreur pour nos clients", ajoute Tarik Britel qui explique que la valorisation sera aussi plus intéressante, et que la banque marocaine améliorera les probabilités d'obtenir un mandat. Atlas Capital espère également devenir un "hub au Maroc" vers le reste de l'Afrique, alors que l'Afrique du Sud est le seul autre partenaire d'Oaklins  sur le continent.

S'appuyer sur un réseau d'experts sectoriels

"Si les banquiers d'affaires marocains ont la technicité, ils touchent à tout et ne sont pas spécialistes, car le marché ne compte pas suffisamment de transactions", constate Tarik Britel qui a commencé sa carrière dans les plus gros cabinets et groupes en France avant de revenir au Maroc en 2011.

"Désormais, chaque opération se fera avec un spécialiste sectoriel afin d'avoir une approche globale", explique Tarik Britel. D'après lui, Oaklins s'appuie sur 16 équipes sectorielles internationales qui "connaissent parfaitement les acteurs, les valorisations, et les enjeux de leurs secteurs". En effet, chaque spécialiste sectoriel dispose d'un réseau solide au niveau régional et international dans son secteur qui lui permet d'identifier les personnes à approcher dans le cadre d'une fusion, d'une vente ou d'une acquisition. Au Maroc, ces besoins sont nécessaires pour les secteurs porteurs comme l'agro-industriel, l'énergie, la mine et l'immobilier qui sont très demandeurs.

Tags
Partager

Lire aussi

Nous suivre

Retrouvez le meilleur de notre communauté

facebook twitter youtube instagram rss