Maroc

Sans Benkirane et sans l’Istiqlal, le parlement élit son nouveau président

Crédit: Yassine Toumi
Sans Benkirane et sans l’Istiqlal, le parlement élit son nouveau président
janvier 16
17:02 2017
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Le président du Conseil national de l’USFP, Lahbib Malki, est le seul candidat à la succession de Rachid Talbi Alami à la présidence du parlement. Une élection sous haute tension. 

Comme prévu, le parlement a abrité ce 16 janvier une séance extraordinaire consacrée à l'élection du nouveau président de la Chambre des représentants. La séance a été ouverte par le doyen des parlementaires Abdelwahed Radi (USFP) qui a appelé un à un les 395 membres de la première chambre et a ouvert les candidatures pour l'élection du président. Seul Lahbib Malki, président du Conseil national de l’USFP, s’est porté candidat à la succession de Rachid Talbi Alami.

Signe de l’ambiance houleuse régnant au parlement, le PJD, qui n’avait pas désigné de candidat au perchoir, a décidé de voter blanc. A noter que le chef du parti, Abdelilah Benkirane, n’a pas participé au vote.  La réaction la plus musclée est venue de l’Istiqlal dont les députés se sont retirés au moment du vote.

L’ancien chef du groupe parlementaire du parti de la balance, Nourredine Mediane a annoncé la décision de sa formation à l’hémicycle. "Le groupe parlementaire de l’Istiqlal ne peut participer à cette mascarade politique  que nous refusons" a déclaré le membre du comité exécutif de l’Istiqlal. Dans la foulée, le parti de la balance a annoncé la tenue d’une conférence de presse pour s’expliquer sur sa décision.

L’opération de vote et le décompte devraient durer près de deux heures. Période à l’issue de laquelle le candidat unique Lahbib El Malki devrait devenir le nouveau président du parlement. Pour rappel, le parlement s’est réuni pour désigner son président en vue d’assurer l’approbation de l’Acte constitutif de l’Union africaine par l’hémicycle. Le Maroc souhaite rejoindre l’institution lors de son prochain sommet qui se tiendra à la fin du mois de janvier à Addis-Abeba. Un sommet auquel le roi Mohammed VI devrait prendre part, selon Abdelilah Benkirane.

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