Economie

La croissance de l'économie marocaine devrait atteindre 4,4% en 2017 selon le FMI

La croissance de l'économie marocaine devrait atteindre 4,4% en 2017 selon le FMI
décembre 02
16:39 2016
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Selon le FMI, "l'amélioration de la qualité du système éducatif et  du taux d'activité des femmes" permettra au Maroc d'atteindre une croissance plus élevée.

Une délégation du Fonds monétaire international (FMI) menée par le chef de la mission de consultation du Fonds au Maroc, Nicolas Blancher, était en visite à Rabat le 1er décembre Durant cette visite les représentants du FMI a rencontré le chef du gouvernement Abdelilah Benkirane,  a également été l'occasion de faire le point sur les  l'économie marocaine et les réformes.

Selon l'institution," la croissance de l'économie marocaine devrait ralentir pour se situer entre 1,5 et 2%, en raison d'une mauvaise campagne céréalière et de la relative faiblesse de l'activité non-agricole" en 2016, a déclaré Nicolas Blancher, chef de la mission de consultation du FMI.  "En 2017, la croissance devrait s'accélérer autour de 4,4% (...) et se stabiliser autour de 4,5% à moyen terme, sur la base des réformes mises en oeuvre en cours", a affirmé Blancher lors d'une conférence de presse le 1er décembre à Rabat.

L'économie marocaine repose en grande partie sur l'agriculture, très affectée cette année par la forte sécheresse que connaît le pays. Le Maroc a toutefois "bénéficié de la poursuite d'une gestion macro-économique prudente et des réformes structurelles" en cours, a estimé le chef de la mission de consultation du FMI  qui a précisé également que "les progrès en matière de maîtrise budgétaire et de diversification de l'économie ont renforcé sa résistance.

Le FMI a aussi "salué la récente réforme des retraites du secteur public", très contestée par les syndicats, "ainsi que l'amélioration des finances publiques prévue dans le projet de loi des finances 2017". La délégation  du FMI s'est  également dite "satisfaite" du traitement accordé par le gouvernement à la troisième Ligne de précaution et de liquidité (LPL), d’une valeur de 3,47 milliards dollars qui a été accordée au Maroc en juillet dernier.

Améliorer la qualité du système éducatif

"Néanmoins il reste beaucoup à faire pour atteindre une croissance plus élevée (...) D'importantes réformes structurelles sont entamées, et il est nécessaire d'en accélérer la mise en oeuvre", a souligné le chef de délégation du FMI, rappelant que le chômage restait élevé, surtout chez les jeunes. Parmi les priorités figurent notamment "l'amélioration de la qualité du système éducatif, du fonctionnement du marché du travail et du taux d'activité des femmes", a-t-il détaillé.

Sur l'Éducation en particulier - dans un état très préoccupant selon les observateurs, malgré les importantes ressources qu'y consacre l'État - "les résultats ne sont pas à la hauteur des investissements", et se pose "la question de l'efficacité de la dépense publique".

(Avec Agences)

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