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Expulsé de Belgique, un imam «radical» regagne le Maroc

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Expulsé de Belgique, un imam «radical» regagne le Maroc
décembre 01
12:38 2016
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Les autorités belges ont expulsé, le 29 novembre, un imam marocain accusé de prôner « des actes de violence ».

Les autorités belges ont expulsé, le 29 novembre, un imam marocain vivant depuis dix ans en Belgique, plus précisément à Dison dans la région liégoise, « réputé pour ses prêches radicaux incitant à la haine et à la guerre sainte », rapporte le site rtl.be.

L'imam Shayh Alami, considéré comme un prêcheur de haine, « est parti volontairement », d'après le secrétaire d'État à l'asile Theo Francken. « Selon les informations en possession du cabinet, l'intéressé se trouve actuellement au Maroc. Les autorités néerlandaises ont été informées de ce fait », poursuit le secrétaire d'État. Alami, qui possède la double nationalité néerlandaise et marocaine, a un dossier qui « comporte de nombreux éléments montrant qu'il prêche la haine et s'adonne au prosélytisme. Cette personne avait notamment soutenu Mohamed Merah [ terroriste franco-algérien ayant perpétré les tueries de mars 2012 à Toulouse et Montauban, en France] » rapporte le site RTLinfo.

Interdiction du territoire belge

En juillet, l’imam a reçu l'ordre de quitter le territoire. Le prédicateur extrémiste était dans le collimateur de la sûreté de l'État belge. Plusieurs jeunes de la ville, partis grossir les rangs de l’organisation État islamique en Syrie, « seraient passés par sa mosquée » affirment plusieurs médias belges. « Il s'est caractérisé pendant plusieurs années par des prêches assez enflammés sur toutes sortes de sujets, en se montrant notamment en rupture avec les valeurs de la démocratie », analyse Michael Privot, islamologue, cité par le portail 7sur7.

L’arrêté d’expulsion a été accompagné d’une interdiction d’entrer sur le territoire belge pendant dix ans. « Ce qui ne signifie pas qu’il peut remettre les pieds chez nous après ce délai  », explique Francken dans des propos relayés par le site lapronvince.be« C’est toujours l’erreur que font les gens. Cela veut dire qu’après dix ans, il peut demander à revenir chez nous, mais cela peut être refusé si l’on estime qu’il représente toujours un danger pour l’ordre public. »

 

 

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