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L'hommage d'un artiste marocain aux victimes des attentats de Paris et de Bruxelles

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L'hommage d'un artiste marocain aux victimes des attentats de Paris et de Bruxelles
septembre 21
14:59 2016
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L’œuvre d'art en acier inoxydable baptisée La flamme de l’espoir est réalisée par Mustapha Zoufri, artiste marocain résidant à Molenbeek. Le monument sera installé en début novembre devant le siège de la commune belge.

L’artiste marocain Mustapha Zoufri a réalisé un monument en hommage aux victimes des attentats de Paris et de Bruxelles. L'œuvre d'art intitulée La flamme de l’espoir, a été réalisée en partenariat avec le Conseil de la communauté marocaine à l’étranger (CCME) et la commune de Molenbeek Saint-Jean, explique la MAP.

Conçue en acier inoxydable sous forme d’un parallélépipède de 2,70 mètres de hauteur sur 1,25 mètre de largeur, l’œuvre de Mustapha Zoufri lui a exigé plus de six mois de travail. Elle est constituée d'une superposition de mots et d'un langage imaginaire et abstrait. Le monument sera installé début novembre devant le siège de la commune de Molenbeek. Il symbolisera le vivre-ensemble et l’esprit de tolérance qui a toujours marqué les relations sociales dans les quartiers bruxellois.

Crédit : MAP

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« Cette sculpture était prévue initialement pour célébrer les cinquante ans de l’immigration marocaine, puis il y a eu les attentats de Paris et ceux de Bruxelles qui nous ont plongé dans une tristesse infinie » a confié Zoufri à la MAP. « Je vis dans cette commune depuis très longtemps. Molenbeek a souffert depuis ces attentats et ce monument est un hymne à la vie, une flamme de l’espoir », a affirmé l’artiste marocain qui défend un art qui « ne doit pas rester dans les galeries, mais servir d’expérience et de message aux jeunes ».

Ce monument est, selon lui, « une façon de dire non au terrorisme, non à ces jeunes égarés qui se radicalisent et commettent des crimes contre des innocents ».

Lauréat de l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles et de l'École supérieure des arts visuels de Mons, Mustapha Zoufri, 57 ans, a beaucoup travaillé sur la mosaïque mauresque et arabo-musulmane. Il s’est ensuite penché sur l’abstraction lyrique, influencé par Gérard Schneider, Matisse, Paul Klée, Kandinsky, Miro ou encore le défunt Farid Belkahia. Quand il n’est pas au chevet de ses lettres, de ses toiles, il s’adonne à ses autres talents, notamment la sculpture et la gravure.

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