Laâyoune: manifestation pour dénoncer les propos de Ban-Ki Moon

Près d 180 000 personnes ont participé à la marche du mardi 15 mars à Laâyoune, selon l'agence officielle Map.

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Plus de 180 000 personnes ont participé à une marche tenue le 15 mars à Laâyoune pour dénoncer les dernières déclarations du secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, sur la question du Sahara, informe une dépêche de Map. Cette marche a été organisée à l’initiative des chioukhs et notables des tribus sahraouies, des élus et organisations politiques et syndicales et de la société civile. La manifestation a débuté au centre Cheikh Mohamed Laghdef pour se diriger vers le siège de la Minurso, rapporte la même source.

Les participants ont clamé lors de la marche, leur « attachement à la  marocanité du Sahara et aux constances de la Nation » ainsi que leur rejet catégorique des déclarations du secrétaire général de l’ONU sur le Sahara  marocain, toujours selon la Map. Abdellah Salhi, un des chioukhs des tribus sahraouies, a affirmé que « la population des provinces du sud, leurs chioukhs, notables,  jeunes et femmes sont descendus aujourd’hui dans les rues en vue d’exprimer,  une nouvelle fois, leur solidité et unité derrière la cause nationale ». Même son de cloche chez  Fatima Sida, membre du Conseil régional de Laâyoune Sakia Al Hamra, qui a souligné dans une déclaration recueillie par la Map lors de la marche, que cette dernière « constitue un message adressé par la population du sud exprimant sa position solide face aux complots et manœuvres qui se trament contre le Maroc et son intégrité territoriale ».

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Par ailleurs, les membres de la commune urbaine de la ville de Laâyoune ont condamné, dans une session extraordinaire tenue le 16 mars au siège de la commune, les propos  du SG de l’ONU Ban Ki-moon, soulignant que « ces actes irresponsables constituent une violation de la charte des Nations Unies et risquent d’embraser la région ». Les membres de la commune ont appelé l’ONU à réaliser des enquêtes sur les détournements des aides humanitaires destinées aux populations des camps de Tindouf, confirmés selon eux par les rapports du Haut-commissariat des nations unies pour les réfugiés (HCR), du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l’Office européen de lutte anti-fraude (OLAF).

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