Société

95% des bacheliers marocains sont favorables à l’apprentissage des langues étrangères

Rachid Belmokhtar. Crédit: Rachid Tniouni
95% des bacheliers marocains sont favorables à l’apprentissage des langues étrangères
mars 12
11:12 2016
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Selon une enquête socio-éducative, 61,1% des lycéens sont pour des cours d’éducation sexuelle au lycée.

La deuxième enquête socio-éducative menée par le forum de l’étudiant marocain en partenariat avec le ministère de l’éducation nationale et de la formation professionnelle  et HEM Business School a révélé des résultats surprenants : les lycéens sondés sont quasi unanimes à penser que l’apprentissage des langues étrangères est nécessaire avec un taux de 95,7%.

Toutefois l’enseignement des cours en Français après le bac pose un problème pour les élèves, en effet 69,9% des sondés estiment que « leur niveau de français ne leur permettra pas d’affronter dans les meilleurs conditions » des cours généralement enseignés dans la langue de Molière, bien qu’en privé 61,3% des élèves disent que leur niveau en français est bon et que cela ne représentera pas un problème pour eux. L’angoisse des bacheliers par rapport à leur niveau en langues étrangères se reflète clairement dans d’autres réponses : 20,8 % seulement pensent que les cours après le bac doivent être enseignés en français et anglais.

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L’enquête s’est également penchée sur « l’identité des jeunes », notamment leur rapport à la sexualité. Il en ressort q’un bachelier sur deux au Maroc pense que les questions de sexualité restent un tabou au Maroc, 66,8% n’ont jamais évoqué les sujets liés à la sexualité avec l’un des membres de leurs familles. Bien qu’ils soient 61,1% à se déclarer pour des cours d’éducation sexuelle dans les lycées, les bacheliers marocains sont 70% à trouver la pratique sexuelle avant le mariage « immorale ».

Une autre question traitée dans l’angle de l’identité, concerne la religion, les résultats des sondages ont révélé que 75% des sondés pensent que la religion est une relation personnelle avec dieu, contre 4,5% seulement qui estiment qu’elle doit guider la politique, 15,6% croient que le religion peut nous aider à mieux nous comporter, le reste n’avaient pas d’avis sur le sujet.

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« Ils ( les résultats de l’enquête ) sont Prévisibles pour certains indicateurs, surprenants pour d’autres, les résultats font état de l’évolution des croyances des jeunes (…) dans un cadre socioculturel où ils se sentent parfois mal compris et peu écoutés » nous explique Mohcine Berrada Président directeur du groupe de l’étudiant Marocain. Rachid Belmokhtar, ministre de l’éducation nationale et de la formation professionnelle affirme de son coté que « les résultats et les indicateurs qui émergent de cette étude socio-éducative nous interpellent tous sur la nécessité de continuer résolument sur le chemin de la réforme » et renchérit : « cette enquête riche en enseignements et en informations sur les changements socioculturels profonds en cours, sur la culture et les valeurs d’une nouvelle génération (…) elle nous offre de bonnes pistes pour réussir le grand chantier décisif de la construction d’une nouvelle école pour le citoyen de demain. »

Les sondages de l’enquête ont duré 10 mois, et ont ciblé 5236 élèves de la 2éme année du baccalauréat de l’enseignement privé et public, en milieu urbain et rural de toutes les académies du Maroc, « les sondages ont étaient fait dans l’anonymat afin de garder la spontanéité des élèves et faciliter la communication avec eux », selon Hakim Hdidou consultant et directeur du projet de l’enquête.

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