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Omar Dmoughi, le vigile franco-marocain du stade de France qui « a évité le carnage »

Omar Dmoughi Crédits : AFP Omar Dmoughi, le vigile franco-marocain du stade de France qui « a évité le carnage »
18 février
16:22 2016
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Omar Dmoughi, vigile du stade de France témoigne de la soirée des attentats de Paris, durant laquelle plusieurs kamikazes ont tenté d’entrer dans l’enceinte du stade de football.

Omar Dmoughi, vigile franco-marocain présent au Stade de France, le soir des attentats de Paris s’est confié à France Info. Il est revenu sur cette soirée meurtrière, où plusieurs terroristes ont tenté d’entrer dans l’enceinte du stade, avant de se faire exploser. L’homme assure vivre dans l’angoisse permanente et avoir joué un rôle pour éviter le carnage.

Dans son entretien avec la journaliste Élodie Guéguen, le stadier confie avoir « encore des fantômes qui le hantent », qu’il n’arrive pas à oublier. « À 21h15, il entend une première explosion, c’est la panique, le vigile évacue un groupe de jeunes. À ce moment-là, un homme s’avance vers lui. » introduit la journaliste. « Je parle avec lui [et] lui dis de reculer. Il me regarde dans les yeux, il a l’air serein, pas stressé, sûr de lui. Puis il a fait exploser sa ceinture » témoigne par la suite ce Franco-marocain.

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Depuis, Omar Dmoughi se dit « paralysé par le choc ». « J’ai du mal à marcher, à m’exprimer, je ne suis plus le même » soupire-t-il. Et de reprendre : « Aujourd’hui, je suis dans un hôpital militaire, avec des soldats qui reviennent d’Afghanistan, de Centrafrique. Comme quelqu’un qui a été à la guerre. Mais moi, je n’ai pas été formé pour ça. »

Devant la commission parlementaire chargée de l’enquête sur les attentats de Paris, Omar Dmoughi livrera le même récit, ajoutant qu’après l’explosion du terroriste, il a vu un homme, blessé, demander de l’aide. Il s’agissait de Manuel Colaço Dias, la seule victime décédée, à proximité du stade de France, rapporte l’AFP.

Ce Franco-marocain estime avoir « évité le carnage » et affirme « ne pas avoir été bien pris en charge. » « Je ne suis pas bien. Je suis trop stressé, je serre les dents, jusqu’à ce que ça saigne », confie-t-il à la commission parlementaire, dont l’AFP se fait écho.

La journaliste de France Info rapporte elle qu’Omar Dmoughi ne devrait pas sortir de l’hôpital avant au moins six mois.

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