Moulay Hicham attaque en justice Ali Amar

Le prince Moulay Hicham en appelle à la justice française : il poursuit Ali Amar pour diffamation.

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Le journaliste et écrivain Ali Amar. Crédit: DR

Le dernier livre de Ali Amar Moulay Hicham, itinéraire d’une ambition démesurée, publié le 1 juillet 2015 n’a pas fini de faire parler de lui. Le cousin du roi, objet de l’ouvrage, poursuit son auteur et sa maison d’édition Pierre Guillaume de Roux devant la justice française. L’objet de la plainte : diffamation.

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Dans la citation à comparaître, sont cités les passages que Moulay Hicham considère comme diffamatoires, c’est-à-dire, selon la loi française, portant atteinte à son « honneur ou à sa considération ». Est cité par exemple un passage du livre faisant référence au rôle joué par le prince lors d’une mission de paix au Kosovo. D’après Ali Amar, Moulay Hicham n’a pas réellement joué un rôle de missionnaire pour la paix mais en a plutôt profité pour « vendre des armes aux belligérants ». Autres exemples : la surfacturation de la construction d’un complexe touristique ou encore « l’évasion fiscale » pratiquée pour son entreprise de Taroudant, selon l’ouvrage. Au total, le prince demande à la justice française de se prononcer sur dix extraits de l’ouvrage et réclame 100 000 euros de dommages et intérêts à Ali Amar et son éditeur. D’après Moulay Hicham, ces passages portent atteinte à son image et évoquent des faits non avérés.

Contacté par Telquel.ma, Ali Amar s’est dit confiant. Il n’a pour le moment pas reçu la citation à comparaître, mais plaidera la bonne foi. « On produira les éléments nécessaires […] tout en protégeant les sources », nous assure-t-il, avant de commenter : « Il ne s’agit pas d’un travail extérieur au sujet. J’ai un caractère de proximité avec le prince qui me donne un avantage. J’y ajoute des appréciations personnelles, mais j’estime que cela relève de la liberté d’expression ». 

La justice distingue entre la bonne et la mauvaise foi dans les cas de diffamation qui lui sont présentés. Elle part du principe que la diffamation est de mauvaise foi et c’est alors à la personne poursuivi de montrer qu’elle  est de bonne foi. Autrement dit, que les faits allégués sont vérifiables et qu’ils constituent un sujet d’intérêt général.

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