Egypte. Que fera l’armée ?

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C’est au terme de l’élection présidentielle des 23 et 24 mai (avant un éventuel second tour mi-juin) que l’armée s’est engagée à rendre le pouvoir aux civils. Tiendra-t-elle parole ? Pour Hassan Nafaa, un des principaux chroniqueurs politiques égyptiens, “la place de l’armée dépendra beaucoup du président qui sera élu”. S’il est issu de l’ancien régime, les militaires garderont leurs privilèges et un grand poids politique. Si une autre personnalité gagne, “l’armée devra rentrer dans ses casernes, mais il faudra trouver un accord avec elle pour que cela se passe bien. Beaucoup d’intérêts, notamment économiques, sont en jeu”. Quoi qu’il en soit, les fuites et les débats des derniers mois ont donné un aperçu des principaux souhaits de l’armée : conserver le secret de son budget, garder un droit de regard sur toute législation la concernant et obtenir une forme d’immunité, pour éviter de voir des généraux jugés comme l’est Moubarak. Autant de sujets qui pourraient ressurgir dans le cadre de la rédaction de la  Constitution, pour le moment au point mort. 

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